Dans un acte unanime, les députés français ont voté lundi plusieurs mesures visant à renforcer le contrôle des adultes en contact avec les enfants dans les écoles et les milieux périscolaires. Ces décisions font suite à l'enquête parlementaire sur le scandale de Bétharram, qui a mis en lumière des cas alarmants d'abus.
Le débat public a été fortement marqué par la récente révélation de violences sexuelles dans le périscolaire à Paris, conduisant à un appel urgent à sécuriser les environnements scolaires. En réponse, le gouvernement a inclus un amendement dans son projet de loi sur la protection de l'enfance, qui a été récemment adopté par les députés.
Ce texte introduce des mesures préventives, offrant la possibilité d'écarter un intervenant, qu'il soit enseignant ou animateur, s'il existe de « très sérieuses raisons de penser qu'il présente un risque pour les enfants », comme l'a expliqué Édouard Geffray, ministre de l'Éducation.
De plus, les individus révoqués de l'Éducation nationale à cause de comportements inappropriés envers les mineurs seront désormais inscrits sur une « liste noire », les empêchant de travailler à nouveau au sein des établissements scolaires, même sans condamnation pénale à leur encontre.
Les mesures adoptées renforceront également la vérification des antécédents judiciaires des personnels intervenant dans les activités périscolaires. Ce contrôle, qui sera effectué au moment du recrutement, inclura une consultation des fichiers sur les infractions sexuelles et terroristes, et deviendra périodique.
Les députés ont notamment ajouté une clause pour un « criblage régulier » de tous les adultes en contact avec des enfants, au moins tous « les trois ans ». Sylvain Maillard, député Renaissance, a souligné que « ce contrôle est essentiel pour prévenir les agressions envers nos enfants. À Paris, la laxité des contrôles a contribué à de nombreux cas d'abus. Nous ne pouvons pas permettre qu'un tel scandale se reproduise ».







