Edgar Morin, le sociologue et penseur, décédé le 29 mai à l'âge de 104 ans, sera célébré lors d'une cérémonie nationale mercredi aux Invalides. Annoncée par l'Élysée, cette commémoration sera présidée par Emmanuel Macron, qui mettra en lumière l'impact durable de Morin sur la pensée française.
La cérémonie de ce jour sera exceptionnellement tenue dans la cour du Dôme, en raison de travaux dans la cour d’honneur, une écoute particulière sera accordée aux réflexions de ce grand intellectuel qui a marqué plusieurs générations par sa pensée complexe et humaniste. Le président de la République a récemment décrit Morin comme un « soldat de la Résistance, défenseur de l'humanité et de la nature », des mots qui témoignent de l'ampleur de son héritage.
Morin, de son vrai nom Edgar Nahoum, est né dans une famille juive d'origine grecque. Il a rejoint le Parti communiste et s'est engagé dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, adoptant le pseudonyme de Morin. Son oeuvre, qui inclut des titres tels que La méthode et Autocritique, a transcendé les disciplines en reliant l'histoire, la philosophie et la sociologie, prônant une approche holistique de la connaissance.
Évalué par de nombreux experts comme une voix respectée à gauche, son engagement dans des débats contemporains en faisait une figure régulièrement sollicitée par les médias. Au-delà de la célébration des Invalides, les hommages à Morin affluent. Jean-Luc Mélenchon a souligné son rôle en tant qu'antifasciste et théoricien de la complexité, des qualificatifs qui illustrent la richesse de sa pensée.
Les réflexions sur la nature de l'humanité qu'il a laissées dans son oeuvre continueront sans aucun doute d'inspirer les futurs penseurs et acteurs de la société. Des voix variées, incluant celles d’intellectuels et de personnalités publiques, célèbrent un homme dont l’esprit perturbateur et éclairé a défié les conventions.







