Une étude récente menée par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) s'intéresse à la pauvreté en Europe, révélant des informations sur le niveau de vie dans chaque pays de l'Union européenne. Alors que la République tchèque se distingue par une faible proportion de personnes en difficulté, la France présente un tableau plus préoccupant avec une part significative de sa population aux revenus modestes.
Le revenu médian comme indicateur clé
Pour mesurer la pauvreté, la Drees utilise le concept de revenu disponible médian, qui inclut les recettes après prestations sociales et impôts. Ce chiffre permet de diviser la population en deux : 50 % gagnent moins et 50 % gagnent plus. Selon cette étude, une personne est catégorisée comme "pauvre" si son revenu est égal ou inférieur à 60 % du revenu médian, tandis qu'un revenu compris entre 60 % et 75 % la place dans la catégorie des "modestes".
Situation en France : un constat alarmant
Les résultats de l'étude sont sans appel : plus de 26 % des Français vivent avec des revenus jugés comme "pauvres" ou "modestes". En effet, le revenu disponible médian en France est fixé à 1 900 euros par mois. Sur cette base, 14,3 % de la population française est considérée comme "pauvre", c'est-à-dire avec moins de 1 140 euros par mois, et 12,6 % se classe dans la catégorie "modeste" avec un revenu entre 1 140 et 1 420 euros. Pour mettre ces chiffres en perspective, la moyenne européenne affiche 16,9 % de pauvres, tandis qu'en Espagne, plus de 20 % de la population est également touchée par la pauvreté.







