Brumisateur, ventilateur, cours en extérieur... Alors que des températures élevées touchent la France, les enseignants doivent innover pour garantir des journées d'école moins éprouvantes pour leurs élèves. Antoine Maldonado, enseignant à Pau dans les Pyrénées-Atlantiques, raconte : « Ce matin, j'ai passé mes cours en plein air, à l'ombre des arbres. » Ce lundi 26 mai, de retour en classe, il a constaté que le thermomètre avait déjà grimpé à 28,4°C. "On va frôler les 30°C cet après-midi", s'inquiète-t-il. Il envisage donc de ramener ses élèves sous les arbres.
Avec les prévisions de chaleur s'élevant localement à 38°C voire 39°C, cet enseignant, cofondateur du réseau pédagogique Profs en transition, souligne l'absence de recommandations claires pour aider le personnel éducatif. "Il n'existe aucune législation contraignante sur la fermeture des établissements", met-il en garde. Dans les petites communes, les maires doivent souvent gérer seuls cette situation. Cela peut avoir un impact direct sur la santé des élèves, comme l’illustre l’incident à Billère, où treize élèves ont fait des malaises à l'école à cause de la chaleur.
"C'est une fournaise"
De leur côté, les enseignants expriment un sentiment d’isolement face à cette crise thermique. Sylvie, enseignante à Bondy (Seine-Saint-Denis), déplore le manque de soutien : "La mairie ne fait rien, nous n'avons pas de ventilateur et nous devrons probablement encore acheter des brumisateurs." Elle a donc recours à des astuces pratiques pour atténuer la chaleur. "Nous fermons les rideaux, réduisons la durée des récréations et faisons en sorte que les enfants restent à l'ombre, tout en veillant à leur hydratation," explique-t-elle.
"On a envoyé un message à la mairie, mais nous n'avons pas de réponse..."
Sylvie, professeure des écoles à Bondyà franceinfo
Cette situation met en lumière le besoin urgent d’un cadre institutionnel pour garantir la sécurité et le bien-être des élèves lors de ces périodes de chaleur extrême. Les enseignants, en première ligne, interpellent les autorités sur la nécessité d’une réponse rapide.







