À l'approche de la finale de la Ligue des champions le 30 mai, le climat en France s'annonce tendu. Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, a récemment exprimé ses inquiétudes quant à des débordements de grande ampleur. Il évoque un risque de violences similaire à celles observées après la finale de 2025.
Comme en 2022, l'enthousiasme autour de la finale de la Ligue des champions suscite des préoccupations sur la gestion des foules à Paris. Le ministre a déjà annoncé un « dispositif exceptionnel » pour assurer la sécurité, mais les forces de l'ordre redoutent leur capacité à maîtriser les débordements, peu importe l'issue du match entre le Paris SG et Arsenal, prévu à Budapest.
? Finale de la Ligue des Champions PSG - Arsenal : "Il y a un rappel massif des effectifs allant des BAC aux BPS. Tout le monde sera en première ligne le 30 mai, confie une source policière à @Valeurs. Le climat risque d'être insurrectionnel. L’heure du match inquiète également…" — Amaury Brelet (@AmauryBrelet) May 18, 2026
Une source policière a souligné à Valeurs actuelles l'ampleur des préparatifs : « Tous les effectifs seront mobilisés, des BAC aux BPS. Nous redoutons un climat insurrectionnel, surtout avec une heure de match qui pourrait provoquer des tensions bien avant la rencontre. Le temps doux pourrait également favoriser des violences urbaines inédites. »
Ces déclarations résonnent avec l'entretien de Laurent Nuñez accordé à La Tribune le 17 mai, où il a affirmé anticiper « le même niveau de violences » que l'année dernière, promettant un « dispositif de sécurité exceptionnel ». Lors de la demi-finale contre le Bayern Munich, Paris avait déjà connu une vague de violences, entraînant l'arrestation de plus de 130 personnes et des blessures parmi 23 policiers.
Le spectre de 2025
Les autorités n'ont pas oublié les émeutes qui ont suivi la victoire du PSG en finale de la Coupe d'Europe contre l'Inter Milan l'an passé. Malgré le déploiement de 5 400 policiers et gendarmes, la situation avait rapidement dégénéré, avec des mouvements de foule ayant causé deux décès, à Dax et Paris. Au total, 564 arrestations avaient été effectuées, dont 491 dans la capitale, où les supporters avaient causé de lourds dégâts sur les Champs-Élysées et autour du Parc des Princes. Bruno Retailleau, à l'époque ministre, avait fait état d'« exactions » commises par des « barbares », qualifiant la situation d'« insurrectionnelle ».
En 2022, la finale entre le Real Madrid et Liverpool au Stade de France avait aussi été marquée par des scènes de chaos aux abords de l'enceinte. Trois ans après ces événements, Gérald Darmanin, ancien ministre de l'Intérieur, avait reconnu un « fiasco » et avait présenté ses « excuses » aux supporters anglais, accusés d'être responsables de l'escalade des tensions à l'époque.







