Dix ans après la tragédie aérienne de l’avion d’ÉgyptAir, qui s’est soldée par la perte tragique de 66 vies, dont 15 Français, le parquet de Paris a annoncé sa demande d’un non-lieu général. Cette requête suscite un émoi considérable chez les familles endeuillées. Selon une source proche du dossier relayée par l'AFP, l’enquête juge que « d’autres fautes que celles » des membres de l'équipage, tous décédés dans l'accident, n'ont pu être déterminées.
Les experts estiment que la catastrophe serait due à un incendie dans le cockpit, provoqué par une combinaison d'une fuite d'oxygène d'un boîtier de masque à oxygène du pilote et d'une source de chaleur non identifiée. Les magistrats instructeurs sont désormais confrontés à un dilemme : prononcer le non-lieu ou répondre aux demandes pressantes des parties civiles, qui réclament des investigations supplémentaires et envisagent des poursuites contre la compagnie aérienne égyptienne.
Indignation des familles touchées
La réaction des familles des victimes ne s'est pas fait attendre. Elles expriment leur profond mécontentement face à ce qu’elles qualifient de « justice bâclée ». Dans un communiqué partagé à l'occasion de l'anniversaire de la catastrophe, elles dénoncent des « conclusions tronquées » et des incohérences entre les résultats de l’enregistreur de vol et les avis d'experts, notamment ceux du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA). « La justice française semble faire obstacle à la vérité », affirment-elles avec amertume, évoquant également un sentiment de « victimisation secondaire » après de longues années de procédures judiciaires.







