Une tragédie sous silence
Près de dix ans après le crash tragique de l’EgyptAir MS804 qui a coûté la vie à 66 personnes, dont 15 Français, le parquet de Paris propose un non-lieu. Cette décision soulève une indignation massive parmi les familles de victimes, qui se sentent trahies par la justice. Selon les enquêtes, l'accident aurait été causé par un incendie lié à une fuite d'oxygène dans le cockpit, comme l'indique Le Figaro.
Des détails accablants
Les autorités judiciaires ont déterminé que l'incendie était provoqué par un “engagement intempestif” d'un bouton d'urgence par le copilote, tandis qu'une source de chaleur inconnue aurait contribué à aggraver la situation. L’information judiciaire, qui s'est tenue durant près de neuf ans, a pu établir que le comportement de l'équipage était jugé “trop peu professionnel” par divers experts ayant examiné les enregistrements de vol.
Des familles en quête de vérité
Les proches des victimes, réunis en association, expriment leur désespoir face à la tournure des événements. Ils déplorent des “conclusions tronquées” qui ne tiennent pas compte des éléments essentiels de l'enquête, comme le soulignent des analyses contradictoires entre le parquet et le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses (BEA). Dans un communiqué, elles affirment : “La justice française n'est pas crédible dans ce dossier et semble faire obstacle à la vérité”.
Appels à des investigations supplémentaires
Les familles revendiquent des investigations approfondies et demandent la mise en examen d'EgyptAir, dénonçant un manque de diligence dans la maintenance de leur appareil. “Nous ne pouvons accepter qu'un non-lieu soit évoqué alors que toutes les investigations pouvant expliquer les raisons de l'accident n'ont pas été menées”, soulignent-elles, espérant toujours des réponses à leur chagrin.







