La fin d'un vaste chantier se profile avec la mise en sécurité de l'usine d'amiante de Canari. Ce mardi 12 mai, une réunion publique a été organisée pour faire le point sur les travaux en cours. Ce même jour, le député européen Grégory Allione a été l'invité d'ICI RCFM. En visite en Corse depuis le lundi 11 mai aux côtés de Jérémy Decerle, il a pris le temps de rencontrer les acteurs du secteur agricole et de la sécurité civile. Leur objectif : adapter les chantiers législatifs européens aux enjeux spécifiques de l'île.
Ancien sapeur-pompier et co-président du groupe parlementaire "Résilience, gestion des catastrophes et protection civile", Allione défend une réforme majeure du mécanisme européen de protection civile (UCPM), actuellement sous révision au Parlement européen.
« Un Erasmus de la protection civile »
Lors d'un entretien avec RCFM, Allione a exposé son projet de création d'un Erasmus dédié à la protection civile. « Un échange, finalement, à travers le territoire européen. C'est un dispositif qui a fait ses preuves pour notre jeunesse et nos universités. L'idée est de rassembler les jeunes sapeurs-pompiers pour les sensibiliser à différentes méthodes de travail », a-t-il souligné.
Il cite en exemple la rencontre réussie de 2 100 jeunes l'année dernière dans les Yvelines, suivie cette année de l'échange de 700 jeunes en Pologne. Le projet inclut également la collaboration entre académies et écoles de sapeurs-pompiers afin de standardiser les méthodes d'intervention et de formation.
« Un défi à relever »
Allione évoque une expérience personnelle marquante de sa jeunesse : « J'ai vu des pompiers du Nord de la France laissés sur le bord de la route lors de missions dans le Sud. Cette situation doit changer, nous devons former tous les pompiers de la même manière », déclare-t-il.
Parmi les quatre axes de sa réforme, Allione insiste également sur la nécessité de préserver le volontariat. En France, près de 80 % des sapeurs-pompiers sont des volontaires. Il avertit que ce modèle pourrait être menacé par certaines interprétations de la directive européenne sur le temps de travail. Pour cela, il appelle les administrations à valoriser cet engagement citoyen : « Défendre le volontariat, c'est aussi faire face aux crises actuelles, qu'elles soient environnementales ou géopolitiques. »
« La Corse, une spécificité à défendre »
Sa visite en Corse lui a permis d'identifier des enjeux spécifiques à l'île. Allione souhaite faire remonter ces préoccupations à Bruxelles. « La Corse est soumise à des événements climatiques de plus en plus intenses. Elle doit allier agriculture et aménagement du territoire pour faire face à ces défis », conclut-il.







