Ce mardi, Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, a dévoilé un plan énergie d'un montant de 850 millions d'euros, étalé sur trois ans. Ce projet vise à 'accélérer la décarbonation' du territoire et à 'protéger durablement' les Franciliens face aux défis énergétiques actuels.
La hausse des prix du pétrole, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient et la fermeture quasi totale du détroit d'Ormuz, a conduit la région à prendre des mesures ciblées. Valérie Pécresse a clairement affirmé son intention de 'prévenir durablement les chocs énergétiques' au lieu de recourir à des solutions temporaires.
De nouvelles aides pour les communes franciliennes
Ce plan, qui sera soumis au vote fin juin, inclut 460 millions d'euros dédiés aux économies d'énergie sur trois ans. Un nouveau dispositif d'aide de 70 millions d'euros sera également mis en place pour soutenir les communes dans la rénovation des infrastructures publiques et la modernisation de leurs systèmes d'éclairage. Chaque commune pourra bénéficier de soutiens atteignant jusqu'à 1 million d'euros pour ces projets.
Ce plan ambitionne également d'augmenter l'usage de la géothermie pour le chauffage des bâtiments, tout en réhabilitant de manière significative des structures comme 41 lycées qui ont déjà bénéficié de rénovations. Les projets comprennent aussi l'exploitation de la chaleur perdue générée par les datacenters, car 40% de ces installations à forte consommation énergétique se trouveront en région parisienne. 'Nous établirons un règlement pour récupérer systématiquement la chaleur fatale émise par ces équipements', a déclaré Pécresse.
5.000 bus au biogaz d'ici fin 2027
La chaleur récupérée sera réutilisée dans le réseau urbain, favorisant ainsi un chauffage plus écologique pour les futurs logements, ainsi que le développement d'une agriculture locale grâce à des serres chauffées. De plus, la région relance ses aides à la méthanisation, avec un budget de 37 millions d'euros, avec l'objectif d'équiper 5.000 bus de la société Île-de-France Mobilités de biogaz d'ici 2027. En réponse à cette initiative, Pécresse a souligné l'importance de privilégier 'des aides pour des investissements durables' plutôt que de simples subventions. Depuis 2016, les efforts de la région ont entraîné une réduction de 23% de sa consommation énergétique.







