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Au tribunal correctionnel de Paris,
Sophia Chikirou, députée de La France Insoumise, était présente ce mardi entourée d'une vingtaine de partisans, tandis qu'elle se défendait contre des accusations de vol et de tentative d'escroquerie. Les faits reprochés impliquent une tentative de fraude visant un banquier du Crédit du Nord, tout en se faisant passer pour la dirigeante d'une entreprise de presse dont elle n'était plus la responsable.
Chikirou s'exprime avec passion, contredisant fermement les accusations portées contre elle. Elle met particulièrement en cause Gérard Miller, ex-président du « Média », en lien avec le récent scandale qui le touche. Le ministère public l’accuse aussi d’avoir subtilisé deux chèques, mais elle clame que ces chèques ont été remis par son ancienne chargée de production, Stéphanie Hammou.
Une ambiance électrique au sein du Média
Les tensions au sein de la rédaction du Média étaient palpables avant son départ. Chikirou témoigne d'une réunion « conflictuelle » ayant dégénéré, illustrant une scène violente où Miller, présageant des frictions, aurait lancé un tabouret dans sa direction. Elle évoque des problèmes de communication avec lui, lui reprochant d'avoir imité sa signature. « Je sais qu'il a cette capacité », affirme-t-elle.
Répondre aux accusations avec une attaque personnelle
Concernant le banquier affirmant qu’elle a tenté de l'escroquer, Chikirou riposte : « C'est le banquier de Gérard Miller ! ». Elle la lie à son licenciement, qu'elle qualifie de « vexatoire » en révélant qu'elle l’a reçu par SMS, un acte qu'elle considère inacceptable. Elle ajoute : « Comme en amour, il y a des manières de mettre fin à une relation. »
Au lieu de se voir comme la coupable, Chikirou affirme qu'elle est perçue comme la « sorcière » de l'affaire. Elle critique les médias, en particulier Libération et Mediapart, qui la décrivent comme une malfaiteuse. « À gauche, ce sont souvent nos adversaires », constate-t-elle, évoquant son parcours au sein du parti.
Le procureur a requis une amende de 50 000 euros, dont 40 000 avec sursis, tout en regrettant son refus de reconnaître les faits, affirmant que ce n'est pas « l'affaire du siècle ». La décision du tribunal sera rendue le 8 juin, et les yeux de la politique resteront rivés sur ce procès.







