Publié le 12/05/2026 à 06h29
Le MV Hondius, qui a récemment quitté l'île de Tenerife après avoir évacué ses passagers et une partie de son équipage, fait face à une situation préoccupante. Le navire devrait atteindre Rotterdam dimanche soir, après six jours de mer, selon Oceanwide Expeditions. Ce navire transporte actuellement 25 membres d'équipage et deux personnels médicaux.
Alors que le navire approche des côtes néerlandaises, des informations alarmantes ont émergé : douze membres du personnel médical d'un hôpital à Nimègue ont été placés en quarantaine après avoir omis des procédures de sécurité fondamentales lors du traitement d'un patient positif à l'hantavirus, a déclaré le Centre hospitalier universitaire Radboud. Ces erreurs ont eu lieu lors de prélèvements sanguins et d'élimination d'urine, une situation qui suscite des inquiétudes croissantes quant à la propagation du virus.
Le variant de hantavirus découvert à bord, l'hantavirus Andes, soulève des inquiétudes non seulement pour sa transmission potentielle entre humains, mais aussi pour son taux de létalité qui peut dépasser 40 %, selon des spécialistes. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) rassure néanmoins le public en affirmant que le risque épidémique est relativement faible, le virus étant moins contagieux que le Covid-19.
En réponse à cette situation, le gouvernement français a durci les règles d'isolement, imposant une quarantaine stricte dans les hôpitaux pour tous les cas contacts potentiels. La directive vise à anticiper toute éventuelle propagation de l'hantavirus, notamment après qu'une passagère française a été hospitalisée dans un état stable suite à une infection.
Tandis que les autorités déploient des mesures préventives à l'échelle nationale, le déroulement de l'arrivée du MV Hondius à Rotterdam sera suivi de près par les mesures sanitaires prévues. Les passagers et le personnel à bord seront étroitement surveillés pour s'assurer que toute infection potentielle soit contenue efficacement.







