Les autorités françaises ont intensifié les règles d'isolement après la détection d'un cas positif à l'hantavirus, concernant une passagère d'un bateau de croisière hospitalisée à Paris, selon des communiqués du gouvernement.
Parmi les cinq passagers français rapatriés dimanche, l'état de santé d'une femme a rapidement empiré, comme l'a rapporté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, sur France Inter. Les résultats de ses tests ont confirmé une infection.
Le Premier ministre a indiqué que cette femme se trouve toujours en réanimation, mais dans un état stable. Les quatre autres passagers, bien qu'ayant un statut test négatif, sont régulièrement soumis à des contrôles dans un cadre d'isolement renforcé.
En outre, concernant les huit personnes considérées comme "cas contacts à haut risque" - ayant voyagé avec la patiente dans un vol il y a quinze jours - aucune ne présente de symptômes, a précisé le chef du gouvernement.
Toutefois, un message clair a été diffusé : tous les cas contacts sont désormais soumis à une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" après une réunion de crise à Matignon.
- 22 cas contacts identifiés -
Le bilan fait état de 22 cas contacts affectés, incluant les passagers d'un vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg, ainsi que d'autres secteurs liés. Une croisiériste néerlandaise, infectée et décédée, avait également voyagé sur ces vols.
Cette annonce de durcissement des règles repose sur une mise à jour d'un décret récemment publié, qui stipule une surveillance rigoureuse des cas contacts, remplaçant les précédentes recommandations d'isolement à domicile.
Trois personnes ayant voyagé à bord du MV Hondius ont malheureusement perdu la vie, deux d'entre elles ayant été confirmées comme porteuses de l'hantavirus. Le virus, de type Andes, est connu pour sa transmission interhumaine et peut provoquer des conditions médicales graves, avec un taux de létalité pouvant monter jusqu'à 40% selon des experts.
- Insister pour une action rapide -
L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a récemment rassuré quant au faible taux de contagiosité du virus, le qualifiant moins inquiétant que d'autres pathologies comme le Covid-19. La ministre de la Santé a souligné l'importance d'une réaction précoce afin de briser la chaîne de transmission.

Deux réunions supplémentaires sont programmées chaque jour à Matignon pour suivre la situation. Le Premier ministre a également rencontré des spécialistes en épidémiologie pour assurer une réponse adaptée et rapide. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a insisté sur le fait que la France était bien préparée avec des stocks de matériel de protection et de tests adéquats.
Réaffirmant la nécessité d'une vigilante surveillance pendant 42 jours pour tous ceux ayant été en contact avec le MV Hondius, les autorités continuent de travailler pour protéger la population tout en évitant de semer la panique.







