La question du "beau" est-elle un droit fondamental ? C'est le sujet d'une réflexion d'Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, un mois avant l'examen du baccalauréat de philosophie. Lors d'une récente déclaration, il a exposé ses ambitions concernant l'amélioration de l'espace public, promettant d'intervenir sur "1.000 points noirs" dans la ville. Dans une interview accordée au Figaro, il a reconnu le mécontentement des Parisiennes et Parisiens face à la dégradation de leur environnement. Grégoire, qui a succédé à Anne Hidalgo, souhaite poursuivre les transformations déjà en cours, tout en améliorant le cadre de vie général.
Trottoirs et aménagements
Le maire, qui se dit "d’hyper proximité", se fixe comme priorité la propreté et le confort des trottoirs, des chantiers, et des terrasses. Lors de son premier Conseil de Paris, il présentera un plan d'action ciblant les zones en dégradation, notamment autour de lieux touristiques emblématiques comme le Champ-de-Mars et des quartiers tels que Château-Rouge. Son objectif est de renforcer le rôle des maires d'arrondissement dans les politiques d'aménagement, pour adapter l'espace public aux besoins locaux.
Emmanuel Grégoire met également l'accent sur le patrimoine parisien, promettant de porter une attention particulière aux façades, au mobilier urbain, et à des éléments comme le Pont des Arts, qui ont une valeur historique pour la ville. Ce plan d'action sur le "droit au beau" vise à valoriser l'identité de Paris et préserver son charme unique.
Une politique de design et d'esthétique
Pour veiller à la mise en œuvre de cette initiative, il a prévu de nommer une "déléguée générale au design et à l'esthétique". Grégoire s’est défendu également face aux critiques concernant le manque d'un adjoint spécialisé au patrimoine, affirmant que la question du patrimoine est suffisamment importante pour qu'il la prenne en main directement, en s'appuyant sur la conseillère déléguée Dominique Kielemoës.
Dans le cadre de l'embellissement urbain, il s'engage également à développer 80 "cœurs piétons" à travers la capitale et à garantir un trottoir ombragé dans chaque rue quand cela est possible. La piétonnisation des berges de Seine sera accélérée pour créer une promenade de 25 km, afin de favoriser les déplacements doux. En parallèle, il prévoit l'augmentation des places de stationnement pour les professionnels qui dépendent de leur véhicule.
Concernant le secteur périscolaire, une priorité pour Grégoire, il se rendra ce lundi à l’école Saint-Dominique dans le 7e arrondissement, suite à des révélations troublantes sur des violences sur mineurs. "Je viens d’abord pour écouter", a-t-il déclaré, soulignant l'importance d’être à l’écoute des besoins de ses concitoyens.







