La France et l'Algérie consolident leur coopération migratoire. Depuis que les autorités algériennes ont commencé à délivrer des laissez-passer consulaires, suite à la visite de Laurent Nuñez, les expulsions de ressortissants algériens faisant l'objet d'Obligations de Quitter le Territoire Français (OQTF) ont repris. Ce mouvement marque une étape importante de normalisation dans les relations entre les deux pays.
Selon un rapport de France Info, les autorités françaises constatent une intensification des expulsions vers l’Algérie. Récemment, sept personnes ont été reconduites en une journée, un signal fort de la reprise des opérations.
Le déblocage des laissez-passer consulaires
Le moteur de ce redémarrage est clairement identifié : la délivrance régulière de laissez-passer par Alger, sans laquelle l'éloignement des ressortissants d’Algérie serait juridiquement insurmontable. Précédemment, des tensions diplomatiques avaient entravé cette coopération, rendant les expulsions complexes.
L’effet de la visite de Laurent Nuñez
Cette dynamique nouvelle fait suite à la visite de Laurent Nuñez, le préfet de police de Paris, en février dernier. Ce déplacement était destiné à relancer le dialogue migratoire, souvent affecté par les tensions historiques entre Paris et Alger. Les intentions de la France sont claires : augmenter le taux d'exécution des OQTF, tout en veillant à maintenir un dialogue constructif avec l’Algérie.
Pour les autorités algériennes, ce geste est perçu comme un pas vers la stabilisation des rapports bilatéraux. Cependant, la normalisation totale des relations reste entravée par des points de friction qui nécessiteront du temps et des efforts pour être résolus. Les experts soulignent que bien que la coopération technique semble fluidifiée, des défis diplomatiques demeurent.
En somme, ce développement illustre un avenir potentiellement plus collaboratif entre les deux nations, malgré les cicatrices du passé.







