Cocoland : le retour inquiétant d'un site controversé sous enquête

Le site Cocoland, successeur de Coco, fait l'objet d'une enquête pour des accusations graves.
Cocoland : le retour inquiétant d'un site controversé sous enquête
Le logo de la plateforme Cocoland sur l'écran d'un smartphone à Paris, le 28 avril 2026 Simon WOHLFAHRT / AFP

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris suite à la réapparition de Cocoland, qui remplace le site Coco, récemment fermé par la justice en 2024. Ce site, en lien avec l'affaire Pelicot et plusieurs milliers de procédures judiciaires, a émergé avec une nouvelle adresse URL.

Le site, désormais connu sous le nom de Cocoland, est considéré comme un relais de la plateforme Coco, accusée d'avoir facilité des agressions sexuelles et des guets-apens homophobes. La haute-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, avait tiré la sonnette d'alarme mi-avril. Dans un communiqué, elle a qualifié ce retour de « faillite collective face à l’une des violences les plus graves : la pédocriminalité », suite à des révélations de Ouest-France.

Le parquet de Paris a déclaré que cette enquête était confiée à l'unité nationale cyber de la gendarmerie nationale, une avancée appréciée par l'association Face à l'inceste, bien qu’elle déplore l'absence de mesures concrètes. Dans un communiqué, l’association a évoqué « l’insuffisance de la réponse publique » face à un site toujours actif, sans contrôle d’âge ni modération.

Accessible via l'adresse « cocoland.info », ce nouveau Cocoland se présente comme un « tchat coco vraiment gratuit », arborant un design coloré et enfantin. Les critiques s'intensifient alors que son avocat, Me Julien Zanatta, défend son client, l'Italien Isaac Steidl, en affirmant qu'il n'est pas impliqué dans cette réouverture.

Connue pour son ancienneté dans des affaires criminelles, la plateforme Coco avait été l’objet de plus de 23 000 procédures judiciaires entre 2021 et 2024, impliquant le préjudice de près de 480 victimes. L'apparition de Cocoland soulève des inquiétudes concernant la sécurité en ligne et les possibles nouvelles victimes.

Des plateformes similaires continuent d’inquiéter les associations de protection de l’enfance, notamment celles où des hommes échangent des conseils pour commettre des actes répréhensibles. Les organisations caritatives comme la Fondation des Femmes et M’endors pas, cofondée par Caroline Darian, insistent sur l’urgence d’une enquête judiciaire face à ces nouveaux dangers.

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