Galeries fermées, collections menacées par l’humidité : l’état actuel du Muséum national d’histoire naturelle de Paris est plus que préoccupant.
Pour célébrer ses 400 ans, le Muséum national d’histoire naturelle de Paris sonne l'alarme sur l'état critique de ses bâtiments historiques, datant pour la plupart du XIXe siècle. Des fondations fragiles entraînent des dégradations alarmantes, allant des vivariums abandonnés à des murs fissurés, nécessitant des étaiements pour éviter tout effondrement.
Le pavillon des reptiles, par exemple, demeure fermé depuis 2018, alors que sa rénovation, estimée à 14 millions d’euros, a été repoussée faute de budget. Gilles Bloch, président du Muséum, souligne qu’à peine 26 % des infrastructures sont en bon état.
La fameuse galerie de paléontologie, quant à elle, ne rouvrira qu’en 2027 après des travaux de 10 millions d’euros, et la grande nef, utilisée par la galerie de géologie et de minéralogie, nécessite à elle seule une somme ahurissante de 100 millions d’euros. Les collections souffrent également : herbiers moisis et fossiles endommagés par l'humidité et la chaleur mettent en péril le patrimoine scientifique exceptionnel du Muséum.
Pour remédier à cette situation, les responsables estiment qu'un montant d'un milliard d'euros serait nécessaire pour réaliser l'ensemble des travaux de rénovation et modernisation, dont 500 millions considérés comme urgents. Dans ce contexte, un appel à la solidarité nationale se fait de plus en plus pressant, et des experts comme le climatologue Jean-Michel Arnal évoquent l'importance cruciale de préserver ce patrimoine pour les générations futures.
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