Une initiative artistique novatrice se profile au cœur de Paris… Le chorégraphe Jean Hostache a décidé d'occuper les rues de la capitale avec un projet audacieux : intégrer la danse dans l'espace public, principalement sur des passages piétons.
Intitulé Dans les clous, ce projet vise à explorer plusieurs dimensions de l’environnement urbain : la circulation des passants, les rythmes de la ville et même la présence de dispositifs de surveillance. Hostache cherche ainsi à capturer le flux de la ville et à transformer ces lieux de passage en véritables espaces d'expression artistique.
Des financements publics massifs pour un projet audacieux
Pour l'année 2026, la municipalité de Paris a alloué un budget global d'environ 245 000 euros à l'association A Suivre, qui soutient ce projet. Cette somme finance l'ensemble de la saison artistique Art'R, ainsi que des événements comme le festival Onze Bouge. Jean Hostache précise que, bien que Dans les clous ait bénéficié d'une aide modeste, ses retombées sur la scène artistique urbaine sont importantes.
Sur les réseaux sociaux, cependant, des critiques ont émergé, dénonçant l'utilisation de fonds publics pour un projet jugé futile. Le député RN Julien Odoul a exprimé, sur Sud Radio, son indignation en déclarant : "La mairie de Paris subventionne à hauteur de 245 000 € une bande de troubadours qui danse sur les passages piétons… Souriez, c’est avec votre argent !"
Jean Hostache, lui, se dit victime de cyberharcèlement depuis que son projet a suscité les attaques en ligne. Il déclare : "C'est un projet de danse en espace public qui explore divers lieux comme les passages piétons ou les caméras de surveillance. C’est vraiment une immersion dans la ville…" Dans une interview à Libération, il insiste sur la nécessité de sortir l'art des institutions traditionnelles pour le faire vivre dans les rues.
En parallèle, des démarches judiciaires sont envisagées pour porter plainte contre les attaques injurieuses et les menaces reçues. Jean Hostache confie : "J’ai très peur, c’est extrême… mon visage a été partagé des milliers de fois". Cela souligne la tension palpable autour de cette initiative artistique ambivalente.
Enfin, il convient de rappeler que la dette de la capitale n’a jamais été aussi élevée, atteignant près de 9,7 milliards d’euros d’ici fin 2026.







