Jeudi 23 avril, la justice française a mis en examen un jeune homme, connu sous le pseudonyme « HexDex », pour une série de piratages ayant ciblé plusieurs institutions publiques et des fédérations sportives. Ce dernier a été placé en détention provisoire à Paris, selon le parquet.
Interpellé en Vendée, ce hacker présumé, né en août 2004, était dans le collimateur de la section de lutte contre la cybercriminalité. Les enquêteurs l'ont relié à plus d'une centaine de signalements concernant des attaques sur des sites Internet, à partir du 19 décembre 2025.
D'après le ministère public, le suspect a été arrêté alors qu'il planifiait de publier de nouvelles données piratées. Ses affirmations selon lesquelles il utilisait le pseudonyme « HexDex » ont été confirmées lors de son interpellation. Il a été inculpé pour six infractions, dont celles visant à entraver le fonctionnement des systèmes de traitement automatisé de données personnelles mis en place par l'État.
Les fédérations sportives ciblées
Le hacker opérait en revendiquant ses exploits sur des plateformes spécialisées comme BreachForum et Darkforum, où il échangait des données volées, comme l'a précisé le parquet. Ses comptes sur ces forums ainsi que son matériel informatique ont été saisis pour une analyse approfondie.
Les fédérations sportives françaises ne sont pas épargnées : voile, athlétisme, sport automobile, gymnastique, ski, rugby à XIII, aïkido, éducation physique universitaire, ainsi que d'autres organisations sportives ont toutes été touchées. En plus de cela, certaines cibles incluent des serveurs sensibles, comme le SIA (Système d’information sur les armes), où sont répertoriés les détenteurs privés d’armes.
Alors que le débat sur la sécurité numérique en France s'intensifie, cette affaire soulève des questions cruciales sur la vulnérabilité des institutions face aux cyberattaques. La ministre déléguée chargée de la transition numérique, Jean-Noël Barrot, a affirmé que le gouvernement intensifierait ses efforts pour renforcer la cybersécurité des services publics. La vigilance reste de mise alors que d'autres acteurs pourraient être impliqués.







