Alors que le sol français fait face à une sécheresse précoce, Charente, Charente-Maritime et Deux-Sèvres mettent en place des restrictions d’eau. Quelle en est la raison ?
À la fin avril, la France est déjà contrainte d’imposer des restrictions d’usage de l’eau. En premier lieu, la Charente-Maritime a annoncé, par arrêté du préfet Brice Blondel le 16 avril, des limitations provisoires sur l’utilisation de l’eau extérieure au réseau de distribution potable, comme l'indique Sud-Ouest.
L'ensemble du sous-bassin Aumue-Couture, qui couvre la Charente, la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres, est en alerte. Ce phénomène a incité le préfet des Deux-Sèvres à instaurer une mesure similaire le 18 avril. La Charente, elle aussi, doit faire face à des restrictions, comme le souligne TF1 Info.
Un mois d’avril très ensoleillé
En analysant la carte de l'humidité des sols entre le 19 février et le 19 avril, on observe un changement radical : le sol, passant d'un excès d'eau à une sécheresse prononcée, comme le rapporte RTL. Cette situation semble inexplicable, étant donné qu'à peine quelques mois en arrière, plusieurs régions avaient subi de fortes pluies, marquées par des inondations significatives. Fin février, Midi Libre rapportait que février avait été le mois le plus pluvieux observé depuis 1959, avec quarante jours de précipitations ininterrompues.
Selon RTL, cette sécheresse inattendue est attribuée à un mois d’avril anormalement sec et chaud sur la majeure partie du territoire. Ces conditions favorisent une évaporation rapide de l'eau. De plus, l'arrivée du printemps engendre une phase de floraison, entraînant une absorption d'eau accrue de la végétation.







