Quatre associations d'entraide aux livreurs ont récemment déposé une plainte auprès du parquet de Paris, dénonçant des pratiques jugées inacceptables par Deliveroo et Uber. Selon les informations rapportées par France Inter, ces organisations affirment que le modèle économique de ces plateformes repose sur l'exploitation d'une main-d'œuvre précarisée, caractérisée par des conditions de travail déplorables et des revenus en dessous du minimum légal.
"Seule la justice peut y mettre un terme"
Me Thibault Laforcade, l’avocat représentant les associations, souligne que les livreurs peuvent travailler jusqu'à 60 heures par semaine dans des conditions souvent dangereuses. Il indique que leur rémunération est souvent inférieure au salaire minimum, et ils se retrouvent sans protection sociale. L'avocat dépeint ces travailleurs comme étant soumis à une pression constante, craignant de perdre leur compte, et donc leur unique source de revenus.
"À partir du moment où le système économique s'engouffre dans l'exploitation d'une population vulnérable, seule la justice peut mettre un terme à cette situation", explique-t-il avec fermeté.
Parallèlement à cette plainte criminelle, Me Laforcade engage également une action de groupe pour discrimination devant la justice civile. Cette démarche vise à obtenir des réparations pour chaque livreur affecté par ces pratiques abusives.
"Une population à majorité étrangère, souvent sans-papiers, ou avec des titres de séjour de courte durée".
Circé Liénart, coordinatrice de la maison des coursiers de Parisà France Inter







