Le 12 avril, Donald Trump a déclaré un blocus américain au détroit d'Ormuz suite à l'échec des négociations avec l'Iran à Islamabad, exacerbant les tensions au Moyen-Orient. Voici les points clés à retenir de cette situation instable.
L’essentiel
- Suite à l'échec des pourparlers à Islamabad, Trump évoque des frappes contre les infrastructures énergétiques iraniennes, accusant Téhéran de refuser de compromis.
- L'Iran, par l'intermédiaire de ses Gardiens de la Révolution, qualifie cette action d'"acte de guerre", perturbant considérablement le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.
- Cette crise s'inscrit dans le cadre d'une guerre plus large au Moyen-Orient, marquée par des pertes humaines tragiques. Des médiations sont en cours pour éviter une escalade supplémentaire.
Trump a confirmé le blocus du détroit d'Ormuz, accusant l'Iran d'intransigeance concernant ses ambitions nucléaires après l'échec des négociations visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient.
Trump a déclaré que, malgré des discussions de 20 heures, l'Iran avait refusé de céder sur la question nucléaire, ce qui pourrait justifier des frappes sur ses infrastructures énergétiques.
"Nous sommes envahis par le désespoir et le sentiment d'impuissance", a réagi Nahid, une femme de 60 ans à Téhéran, impactée par des semaines de bombardements.
Laura Kaufman, enseignante à Tel-Aviv, a indiqué, "Il ne semblait y avoir personne réellement prêt à négocier."
Les États-Unis justifient leur offensive en accusant l'Iran de viser à obtenir l'arme nucléaire, bien que Téhéran démente ces allégations. Cela a engendré une guerre ayant causé un grand nombre de victimes, surtout en Iran et au Liban, tout en perturbant l'économie mondiale.
"Acte de guerre"
Trump a annoncé que les États-Unis commenceraient un "processus de blocus de tous les navires" dans le détroit d'Ormuz, essentiel pour le commerce mondial. Alors que des navires sont déjà bloqués, plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, envisagent d'envoyer des aides militaires.
Le Parlement iranien a répondu que l'Iran ne "cèderait à aucune menace". Les Gardiens de la Révolution ont proposé de piéger les ennemis dans un "tourbillon mortel", faisant état de leur contrôle sur le détroit.
D'après l'agence Fars, des pétroliers pakistanais ont fait demi-tour, et plusieurs centaines de vaisseaux restent immobilisés.
Nicole Grajewski, experte au Centre de recherches internationales à Paris, déclare qu'un tel blocus est "un acte de guerre", indiquant une désillusion croissante quant aux négociations diplomatiques.
"Méfiance"
Le gouvernement pakistanais a appelé à respecter une trêve convenu entre les deux parties. Ses efforts pour inciter Téhéran et Washington à faire des concessions ne semblent pas avoir porté leurs fruits. Le vice-président américain JD Vance a affirmé qu'une proposition simple et définitive avait été made à Téhéran, laissant ouverte la possibilité d'une continuité des négociations.
Téhéran, quant à lui, a imputé l'échec des pourparlers à la tentative des États-Unis de "dicter leurs termes", évoquant une ambiance de méfiance.
Front libanais
La situation au Liban, un autre front de cette guerre, est également tendue. Des discussions sont prévues mardi à Washington entre des représentants libanais et américains, suite à l'approbation d'Israël.
Depuis le début du conflit, le Hezbollah a causé plus de 2 000 décès au Liban, tout en rejetant toute forme de négociation directe.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que l'armée, après avoir avancé au Liban, avait "contrecarré une menace d'invasion". Son homologue libanais, Nawaf Salam, a précisé que Beyrouth s'efforçait d'obtenir un retrait total des forces israéliennes.







