La sexagénaire débutera ses fonctions de parlementaire ce vendredi, succédant à Emmanuel Grégoire. Jusqu'à présent, elle était sa suppléante et conseillère d’arrondissement.
L'identité de la remplaçante d'Emmanuel Grégoire à l’Assemblée nationale est désormais dévoilée. Dorine Bregman, 64 ans, prendra ses fonctions en tant que députée de la 7e circonscription de Paris, remplaçant ainsi le nouveau maire de la capitale.
Ce sera la première fois que cette conseillère d’arrondissement, adjointe au maire socialiste de Paris Centre, Ariel Weil, occupera un mandat parlementaire, après avoir été responsable de la propreté et des affaires commerciales depuis 2020.
Née à Paris en 1962, Dorine Bregman provient d'une famille engagée à gauche, marquée par la Shoah. Ses grands-parents, originaires de Pologne et membres du Parti communiste allemand, ont été victimes de la déportation à Auschwitz en 1942.
Un soutien de la ligne d’Olivier Faure
Après des études de lettres et un cursus à Sciences Po, complété par une thèse en sciences politiques, elle débute sa carrière en 1988 au sein du service d’information du gouvernement (SIG) sous Michel Rocard. Elle later se dirige vers le secteur privé, notamment au cabinet de conseil Arthur Andersen, avant de devenir responsable de la communication à l’ANAH et directrice de la communication à la Cour des comptes.
En 2013, Dorine Bregman rejoint le Parti socialiste, motivée par un engagement féministe, et a soutenu la candidature d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris, affirmant : "J’ai adhéré à sa démarche d’unir la gauche sans LFI" dès le début des municipales. Elle est aujourd'hui une proche de l'actuel dirigeant Olivier Faure.
« Fière et honorée »
« Je suis fière et honorée de rejoindre la représentation nationale. En cette période où la démocratie est menacée, je mesure ma responsabilité », déclare la nouvelle députée.
Avec une expérience locale significative, Bregman envisage de rester « proche du terrain » au sein de sa circonscription, qui inclut l’intégralité du IVe arrondissement ainsi qu'une partie du XIe.
D'ores et déjà, elle anticipe que la discussion budgétaire prévue en septembre exigera un débat sur les revenus, notant que le gouvernement semble à court de solutions face à une crise énergétique préoccupante.
Comme son prédécesseur, elle siégera à la Commission des affaires culturelles et de l’éducation et continuera à coprésider le groupe d’études sur les discriminations et les phobies LGBT+.







