Patrick Balkany, ancien maire de Levallois-Perret, apparaît de nouveau devant le tribunal de Nanterre pour un nouveau procès concernant le détournement de fonds publics. Ce troisième jour des audiences est marqué par des accusations sérieuses sur l'utilisation de policiers municipaux en tant que chauffeurs privés.
Dans un contexte déjà chargé, le parquet a requis, lors des audiences précédentes, une peine de trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, dans une affaire connexe. Ce dossier s'intéresse aux moyens municipaux présumément employés à des fins personnelles par l'ancien édile.
Lors de son interrogatoire, Balkany a maintenu une attitude provocatrice, se lançant dans un échange piquant avec la présidente. Interrogé sur l'usage de chauffeurs pour ses déplacements, il a sarcastiquement répondu : "À la plage, évidemment", avant de rectifier en s'adressant à l'Assemblée nationale. Un ton qui semble lui être familier, à l'image de sa réputation publique, souvent controversée.Les témoignages des anciens chauffeurs dressent pourtant un tableau différent. L'un d'eux a décrit ses journées interminables, à commencer à 7h du matin pour ne finir qu'à 2h du matin, ajoutant : "On m'a vendu du rêve. J'ai même dû sortir les chiens d'Isabelle Balkany, me sentant plus larbin que chauffeur". Selon une dépêche de France Info, ce témoignage renforce l'idée que les fonctions de ces agents ont été détournées pour satisfaire des besoins personnels.
Face à ces accusations, Balkany, fidèle à son style combatif, a balayé les affirmations d'un ancien chauffeur, le qualifiant d’"employé pas très sympathique, pas très coopératif", montrant ainsi sa détermination à défendre son honneur.
Alors que le procès se poursuit, les experts du droit soulignent l'importance de ces accusations sur la santé de la démocratie locale. Selon un analyste politique de BFM TV, "ce procès pourrait envoyer un signal fort sur l'usage des ressources publiques et la responsabilité des élus".







