Une nouvelle étude met en lumière un facteur surprenant derrière la baisse des naissances : l'impact des smartphones et des réseaux sociaux. Ces outils modernes semblent modifier les dynamiques de rencontre et de formation des couples, entraînant une réduction du nombre de naissances.
La rapidité de ce phénomène intrique les experts : la natalité est en déclin dans deux tiers des 195 pays du monde, dépassant les prévisions les plus pessimistes. En Corée du Sud, par exemple, les experts avaient anticipé 350 000 naissances pour 2023, mais le chiffre réel n’a été que de 230 000.
Un problème mondial Alors qu’on pensait que le déclin de la natalité était étroitement lié au niveau de développement économique ou au statut des femmes, il s'avère que des pays comme le Mexique, la Tunisie et même le Brésil affichent des taux de natalité inférieurs à ceux des États-Unis. En Inde, la moyenne se réduit à un enfant par femme.
Jusqu’ici, les explications traditionnelles faisaient référence à un manque de logements ou d'infrastructures de garde, mais ces facteurs n'ont pas changé de manière si drastique pour réussir à expliquer une telle chute des naissances.
La technologie et la fécondité
Sur le plan des politiques familiales, les efforts se sont intensifiés : les budgets pour la famille ont triplé dans les pays développés au cours des quatre dernières décennies. Néanmoins, une recherche menée par deux chercheurs de l'université de Cincinnati, Nathan Hudon et Hernan Moscoso-Boedo, relayée par Financial Times, suggère que l'introduction des smartphones joue un rôle central dans cette évolution.
François Lenglet, expert économique, souligne que "le smartphone offre aux jeunes une socialisation de substitution, remplaçant en quelque sorte les interactions directes", ce qui pourrait expliquer la baisse des désirs de fonder une famille.
Il est essentiel pour les observateurs de la société et les policymakers de s'interroger sur cette dynamique et d’en envisager les conséquences sur l’avenir démographique et économique.







