Les rues de Beyrouth, marquées par le chaos et la désolation, portent le lourd bilan de plus de 300 vies perdues suite aux intensifications des frappes israéliennes du 8 avril dernier. Ce drame humain touche principalement des civils désarmés, alors que l'armée israélienne concentrate ses frappes sur le Hezbollah. De leur côté, les autorités libanaises appellent à un cessez-le-feu avant toute éventuelle négociation.
Dans les décombres encore chauds, les secours s’efforcent de retrouver les victimes. Parmi eux, une mère de famille, un torréfacteur, une poétesse et son époux figurent parmi les trop nombreuses vies emportées par cette violence insensée. Le ministère de la Santé libanais a recensé ces pertes tragiques ce 9 avril.
Le triste bilan repose sur une série de frappes coordonnées observées à Beyrouth le 8 avril, avec des bombes tombant en moins d'une minute. Les autorités militaires israéliennes avaient ordonné l'évacuation d'une zone précise, cependant, la majorité des frappes a eu lieu à l'extérieur de cette zone, touchant des quartiers très fréquentés, sans avertissement préalable. Un témoin raconte : "Il y avait des innocents ici. Quand Israël envoie des avertissements, les gens s'en vont, mais cette fois-ci, ils étaient présents." Les échos de la douleur se font encore entendre, reflétés par un autre habitant : "Ma belle-mère était dans cet immeuble. Nous n'avons aucune nouvelle d'elle ni de sa famille."
Des civils piégés
Dans l'un des bâtiments touchés, des secouristes ont révélés qu'un membre du Hezbollah était leur cible apparente. Abou Hassan, de la sécurité civile libanaise, a partagé son expérience : "Nous avons découvert un ordinateur et un téléphone qui semblent lui appartenir, mais il reste introuvable."
Le nombre exact de civils morts dans cet immeuble reste incertain. L'armée israélienne, quant à elle, n'a confirmé qu'une seule victime identifiée, le neveu de Naïm Qassem, leader du Hezbollah. Selon les déclarations de l'armée israélienne, le Hezbollah utiliserait les civils comme des boucliers. Olivier Rafowicz, son porte-parole, déclare : "Le Hezbollah se cache parmi les civils dans des zones résidentielles. Ce n'est pas un massacre, même si des civils ont généralement été touchés, mais c'est une guerre imposée par le Hezbollah."
En ce jour du 9 avril, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a demandé l'ouverture de négociations directes avec le Liban, visant à désarmer le Hezbollah pour espérer un accord de paix. Le Liban, cependant, reste ferme sur sa demande d'un cessez-le-feu immédiat avant d'entrer en dialogue.







