Dans une déclaration faite le 9 avril, l'European Network of Transmission System Operators for Gas (ENTSOG) a affirmé qu'il est "crucial" de commencer le remplissage des stocks de gaz, surtout en cette période où les situations géopolitiques compliquent les approvisionnements. Le récent conflit au Moyen-Orient a considérablement réduit la disponibilité du gaz, créant une pression supplémentaire sur les capacités de reconstitution des réserves.
En effet, au 1er avril, les réserves gaz sont à seulement 28%, un chiffre préoccupant qui appelle à une intensification des importations de gaz naturel liquéfié (GNL) afin de préparer l’hiver 2026-2027. "Nous abordons la saison de remplissage avec des niveaux de stockage accrus et des marchés sous pression", a déclaré Piotr Kus, directeur général de l'ENTSOG, dans une interview publiée par Le Monde.
"L'Europe aborde la saison d'injection estivale avec un niveau de stockage bien plus bas que ces dernières années, alors que les marchés énergétiques mondiaux sont en tension".
Le conflit en cours a également entraîné des frappes sur les infrastructures gazières, perturbant le transit par le détroit d'Ormuz, un passage maritime crucial pour le commerce mondial de GNL. Ce contexte a soulevé des inquiétudes quant à l'approvisionnement, à un moment où l'Europe doit se préparer à l'hiver.
Il faut stocker "dès avril"
Face à cette situation, M. Kus recommande aux 25 pays membres de l'ENTSOG de débuter le stockage de gaz dès avril et de continuer jusqu'en novembre pour garantir un niveau adéquat pour l'hiver. Les États membres de l'UE doivent remplir au moins 90% de leurs capacités avant l'hiver, mais des mesures récentes du Conseil de l'UE permettent maintenant une plus grande flexibilité dans le calendrier de remplissage. Contrairement à l'échéance précédemment fixée au 1er novembre, ce délai est désormais fixé entre le 1er octobre et le 1er décembre.
"Avec un niveau de stock à 28% au début d'avril 2026, les installations de stockage doivent être en mesure de répondre à la demande, assurant un niveau supérieur à 30% à la fin de l’hiver", a ajouté l'ENTSOG dans son rapport pour l'été 2026, qui inclut des prévisions pour l'hiver 2026-2027.







