"Il y a quelques mois, les clients hésitaient encore. Aujourd'hui, ils se disent que c'est le moment pour passer le cap", déclare Maxime Hébert, conseiller commercial chez Citroën à Cherbourg. La demande pour les voitures électriques est en forte augmentation, les clients cherchant à éviter la hausse des prix du carburant. Actuellement, un tiers des ventes de véhicules dans la région sont des modèles électriques, contre seulement 10 % il y a quelques années.
Lors d'une récente journée portes ouvertes à Paris, Stellantis a annoncé une augmentation de 45 % des commandes de voitures électriques en mars, comparé à janvier. Le coût d'un modèle électrique est aujourd'hui "trois fois moins cher qu'un modèle diesel", rappelle Maxime Hébert, en mentionnant la révision des coûts qui s'élève à 90 euros contre plus de 200 euros pour un véhicule à combustion. De plus, la prime "Coup de Pouce Véhicules Particuliers Électriques" (CEE) stimule l'achat, offrant jusqu'à 3.600 euros pour les ménages modestes.
Le temps de charge divisé par deux l'an prochain
Le regain d'intérêt pour les véhicules électriques n'est pas isolé à Citroën. D'autres concessionnaires de Cherbourg, tels qu'Opel ou Renault Dacia Alpine, constatent également une tendance similaire. "On n'est plus sur le critère de l'autonomie, car le kilométrage moyen d'un Français est de 35 kilomètres par jour. Très peu dépassent 800 à 900 kilomètres," souligne Benoît Houivet, chef des ventes chez Renault Dacia. Ce dernier se réjouit des avancées technologiques des fabricants français : "On était à 400 volts de recharge, on va passer à 800 volts, ce qui permettra de diviser par deux le temps de recharge l'année prochaine."







