Après une semaine intense marquée par des célébrations et des rencontres, Éric Ciotti, fraîchement élu maire le 22 mars, s’est lancé dans un vaste programme de réformes pour sa ville. En effet, c'est une victoire non seulement politique mais personnelle que Ciotti célèbre, avoir ravi la mairie à Christian Estrosi avec 48,54 % des voix, lors d'une soirée mémorable pour ses partisans.
Dimanche matin, la baie des Anges, baignée par un doux soleil, témoigne des promesses d'avenir. « Nice m’a tout donné, et je veux lui rendre au centuple », déclare-t-il en déambulant dans le Vieux-Nice. Accompagné d'une équipe de caméras, il fait écho à sa propre histoire : fils d’une institutrice et petit-fils de quincaillier, un parcours ancré dans l’identité niçoise.
Tout au long de la semaine, Ciotti, entouré de ses colistiers, déploie une image de conquérant. Au cours de ses promenades, il n'hésite pas à s'arrêter pour échanger avec les habitants, renforçant ainsi son lien avec la communauté.
Les promesses sont claires : la doctrine de Ciotti se développe autour de la baisse des impôts et du renforcement de la sécurité. Lors d’un conseil municipal prévu en avril, il annoncera une réduction de la taxe foncière au niveau de 2023, permettant ainsi aux résidents de bénéficier d’un gain significatif sur le pouvoir d'achat. De plus, il ambitionne de doubler le nombre de policiers municipaux en l’espace d’un an et demi.
Cependant, le nouveau maire sait que des défis importants l'attendent. La dette municipale est un poids lourd et il devra revitaliser une administration éprouvée. De plus, les jeux Olympiques d’hiver de 2030 sont un dossier sensible, opposant sa vision à celle du président de la région, Renaud Muselier, qui souhaite déplacer certaines épreuves hors de Nice.
Malgré les défis, Ciotti affiche une image de solidité. Sa présence sur le terrain est remarquée, notamment lors d'un violent incendie dans le quartier de l’Ariane, où il a rapidement réagi en envoyant sa première adjointe, Françoise Souliman, sur place. Il veut rassurer ses citoyens tout en revendiquant sa légitimité politique.
Le vendredi 27 mars, jour de son installation officielle, Ciotti est élu sans surprise par la majorité municipale. L’écharpe tricolore lui est remise par Franck Terrier, un héros local, suscitant une atmosphère de continuité tout en posant des bases pour le changement.
Mirant le passé et l'avenir, Ciotti évoque aussi Nice comme une « capitale des artistes », promettant d’inspirer le monde. Pourtant, il fait face à des résistances, comme l’audience de 200 manifestants de gauche dénonçant son élection. Tout en gardant son cap, il choisit de rendre hommage aux victimes des tragédies passées, cristal de son engagement local.
La politique niçoise ne peut être réduite à une simple victoire, c'est une essence complexe, une union fragile des droites qui se dessine. « Le meilleur est à venir », clame-t-on à ses côtés, nourrissant l'espoir que sa présidence signalera un tournant décisif sur la scène politique locale et nationale.







