Ce mercredi 1er avril, le prix moyen du SP95-E10 a dépassé les 2 euros le litre en métropole, un seuil symbolique franchi sous l'effet des tensions géopolitiques entre l'Iran et les États-Unis. Selon des données publiées par l'AFP, cette augmentation représente une hausse de 16 % en seulement un mois, évoquant des records enregistrés durant l'été 2022.
Le SP95-E10 a atteint ce douloureux chiffre de 2 euros le litre, un constat alarmant pour les usagers, basé sur les reports de 7 289 stations-service, indiquant la pression continue sur les consommateurs en raison des conflits récents au Moyen-Orient. À titre de comparaison, depuis le 27 février, juste avant le début des frappes israélo-américaines, le prix a enregistré une hausse de 0,28 centime le litre, soit 16,26 % d'augmentation.
Un record depuis le début de la guerre en Ukraine
Pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le SP95-E10 touche ainsi des sommets, rappelant les augmentations fulgurantes d’autrefois. À la même heure, le gazole, carburant le plus prisé en France, a également franchi la barre des 2 euros le litre, se vendant en moyenne à 2,255 euros.
"Aucun risque de rupture d’approvisionnement" pour le gouvernement
Face à ces enjeux, la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a déclaré sur TF1 qu'il n'y avait « aucun risque de rupture d'approvisionnement » dans les stations-service, malgré des pénuries temporaires dans certaines d’entre elles. Elle a précisé que moins de 10 % des stations subissaient des ruptures « totales ou partielles ».
Alors que la situation économique est tendue, le gouvernement demeure ferme sur l'absence de réduction de la fiscalité sur les carburants, craignant une aggravation du déficit budgétaire au-dessus des 5 % du produit intérieur brut cette année. Des aides ciblées, allant jusqu'à 70 millions d'euros par mois, sont seulement accordées aux secteurs les plus touchés, tels que la pêche, l'agriculture et les transports.
La montée des prix du carburant suscite un débat de plus en plus intense parmi les experts. Claire Leroy, économiste à l'Université Paris-Dauphine, manifeste sa préoccupation : « Cette hausse pourrait peser lourd sur le pouvoir d'achat des ménages, surtout dans un contexte déjà fragile. » Dans cette ambiance critique, les citoyens s'inquiètent des répercussions à long terme sur leur quotidien.







