Le climat à Téhéran est en ébullition avec de nouvelles explosions, tandis qu'Israël fait face à des missiles, suite aux récentes déclarations de Donald Trump sur une fin possible de la guerre d'ici "deux à trois semaines". Les négociations semblent cependant loin d'être établies, l'Iran réfutant toute discussion.
Le conflit, qui a éclaté le 28 février après des frappes israélo-américaines, a causé des milliers de victimes et perturbe gravement l'économie mondiale sans signe de désescalade. Ce mercredi, plusieurs explosions ont réveillé la capitale iranienne, avec des frappes qui ont largement touché le mur de l'ex-ambassade américaine.
Des missiles ont été tirés depuis l'Iran et le Yémen vers Israël, tandis qu'un citoyen bangladais a perdu la vie aux Émirats à la suite d'une attaque. Cela dénote l'escalade de la violence dans cette région.
Dans une allocution prévue pour ce soir, Trump doit faire des annonces cruciales concernant l'Iran, suscitant des attentes parmi les observateurs. En réponse à l'hostilité, il a récemment dit, "Tout ce que j'ai à faire c'est quitter l'Iran, et nous le ferons très bientôt". Son langage oscillant entre menace et espoir semble jouer un double jeu.
– Une menace moins pressante –
Trump avait précédemment menacé d'anéantir la stratégique île de Kharg et diverses infra structures énergétiques si un accord n'était pas trouvé rapidement, mais il a maintenant déclaré que l'issue des négociations n'a pas d'importance.
"Un cinquième du pétrole mondial passe normalement par le détroit d'Ormuz", zone stratégique actuellement contrôlée par l'Iran.
Pour sa part, Téhéran continue de rejeter le plan américain en quinze points proposé pour mettre fin aux hostilités, comme l'a confirmé le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, sur Al Jazeera.
Alors que Trump affiche un certain optimisme, son allié israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que l'Iran ne constitue plus une "menace existentielle", soutenant que les forces israéliennes avaient réussi à neutraliser la puissance militaire iranienne et que le pays ne pouvait plus menacer leur existence.
Les marchés, portés par cet espoir d'une désescalade, ont réagi favorablement : le CAC 40 à Paris a progressé de 1,75 %, et le Nikkei à Tokyo a terminé avec une hausse de 5,24 %. Dans le même temps, le prix du baril de pétrole Brent est descendu sous les 100 dollars.
Malgré les promesses d'un apaisement, des incidents continuent de se produire : un pétrolier a été touché par un missile dans le Golfe et des attaques frappent des infrastructures au Koweït et à Bahreïn.
En Israël, 14 personnes ont été blessées lors de nouvelles attaques par missile, et le pays a bénéficié de l'assistance d'organismes d'urgence suite à des destructions dans des quartiers résidentiels.
Les tensions se poursuivent également du côté iranien, avec des rapports d'explosions un peu partout à Téhéran et des frappes israéliennes ciblant la ville. L'armée américaine a également lancé des frappes sur des sites militaires souterrains en Iran, selon le commandement américain du Moyen-Orient.
- Vers une "nouvelle occupation" au Liban -
L'Union européenne a fermement appelé Téhéran à respecter la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, alors qu'une commission parlementaire iranienne a envisagé d'imposer des droits de passage. Ce texte interdirait le passage aux navires americains et israéliens.
Trump a également abordé la question des ressources, affirmant que d'autres pays pourraient s'approvisionner directement en pétrole et gaz par le détroit d'Ormuz en cas de nécessité.
La situation est particulièrement tendue au Liban, où l'armée israélienne a annoncé avoir abattu des commandants du Hezbollah, intensifiant ainsi les craintes d'une nouvelle occupation du sud-liban.







