Le mardi 31 mars, un juge fédéral américain a interrompu le décret de Donald Trump qui visait à retirer le financement des réseaux de radios et de télévisions publiques, NPR et PBS. Selon sa décision, ce décret violait le premier amendement qui garantit la liberté d'expression.
En mai dernier, le président Trump avait ordonné de « cesser le financement fédéral de NPR et de PBS », les accablant de relayer « la propagande de gauche avec l'argent des contribuables ». Cette décision avait été suivie d'un vote du Congrès, qui avait annoncé la suppression de 1,1 milliard de dollars alloués à la Corporation for Public Broadcasting (CPB), un organisme qui soutenait en partie NPR et PBS.
Le juge du district de Columbia, Randolph Moss, a statué que le décret était inapplicable, précisant que le gouvernement a le droit de choisir ses financements, mais ne peut pas sanctionner des médias en leur coupant les fonds pour des raisons d'opinion. Dans sa décision, il a affirmé : « Le premier amendement trace une ligne que le gouvernement ne peut pas franchir : celle qui consiste à utiliser le pouvoir de l'État pour punir ou réduire au silence une expression qu'il désapprouve ».
Trump avait clairement indiqué que « NPR et PBS n'ont plus droit à l'aide fédérale en raison de leur couverture jugée “de gauche” ».
Un public fidèle pour NPR et PBS
Chaque semaine, plus de 40 millions d'Américains écoutent la radio publique NPR, tandis que 36 millions suivent des programmes sur PBS chaque mois. Abigail Jackson, porte-parole de la Maison-Blanche, a qualifié la décision du juge de « ridicule », évoquant une volonté de contrecarrer la loi.
En revanche, la directrice de NPR, Katherine Maher, a salué la décision comme une « victoire » pour une presse libre et indépendante, arguant que « les médias publics existent pour servir l'intérêt général et non un agenda politique ». Un porte-parole de PBS a également noté que le décret était un exemple de discrimination fondée sur les opinions.
Depuis son retour au pouvoir en 2025, Trump a intensifié son opposition envers les médias qu'il considère hostiles, explorant divers leviers politiques et financiers pour influencer leur fonctionnement.







