Le président des États-Unis, Donald Trump, a signé un décret le 31 mars visant à renforcer la réglementation sur le vote par correspondance, en vue des élections de mi-mandat prévues pour novembre. Malgré une absence persistante de preuves de fraude, Trump insiste pour dire que cette méthode de vote est susceptible de favoriser les abus.
« Je ne vois pas comment cela peut être contesté en justice », a affirmé Trump, qui n'a jamais reconnu sa défaite face à Joe Biden lors de la présidentielle de 2020. Son administration continue de s'opposer à un système électoral dont il estime qu'il est biaisé contre lui.
Le vote par correspondance, qui a gagné en popularité suite à la pandémie de Covid-19, est souvent critiqué par les républicains, qui prétendent qu'il pourrait entraîner des fraudes et alimenter les doutes sur l'intégrité des résultats électoraux. Il est important de noter toutefois que les études n'ont jamais confirmé ces allégations. Par exemple, la Brookings Institution, un think tank de centre-gauche, a analysé des données de la Heritage Foundation, une organisation conservatrice, et n'a trouvé que 39 cas avérés de fraude parmi plus de 100 millions de bulletins de vote sur trois décennies, selon une enquête récente.
Il y a un an, Trump avait déjà initié des mesures similaires pour restreindre le vote par correspondance, poussant certains experts à s'interroger sur le dépassement de ses prérogatives. Lors d'une récente audience, la Cour suprême a abordé la question des bulletins de vote reçus après la date du scrutin mais portant un cachet de la poste daté du jour du vote, une décision attendue pour la fin de sa session en juin pourrait donc influencer les prochaines élections de novembre.
En attendant, le débat sur le vote par correspondance se poursuit et reste au cœur des préoccupations politiques aux États-Unis, rappelant l'importance d'une discussion ouverte et éclairée sur les processus démocratiques.







