Le sénateur Claude Malhuret, membre du groupe « Les Indépendants – République et Territoires », a récemment tapé du poing sur la table en critiquant la politique de Donald Trump en Iran, qualifiant le président américain de « fou dangereux ».
Avec ses déclarations percutantes, Malhuret rappelle qu'il n’en est pas à son coup d’essai. L’an dernier, il avait comparé l’administration Trump à « la cour de Néron », attirant l'attention sur ses positions controversées. Dans un débat au Sénat le 25 mars, où était abordée la position française sur le conflit iranien, il n’a pas manqué de revenir sur ses critiques.
« La guerre en Ukraine et celle en Iran ? C’est un fou dangereux qui a allumé la mèche », a dénoncé Malhuret. Remettant en question la capacité des États-Unis à gérer la situation, il craignait que ce conflit ne devienne aussi interminable que ceux du Vietnam et de l’Irak.
Il a ajouté : « Ce n'est pas la cour de Néron, mais bien la cour des miracles », évoquant le manque de stratégie et la dérive de la politique étrangère américaine. En soulignant l'absence de clarté dans les négociations, il a déclaré : « C’est la première négociation internationale où une des parties découvre qu’elle négocie en regardant le journal télévisé ».
Au-delà des critiques envers Trump, Malhuret a également appelé à une prise de conscience de l’Europe face aux dangers de la démagogie. « Nous devons garantir notre sécurité et développer un système de décision efficace » pour éviter une « vassalisation par nos alliés ou soumission à nos ennemis ».
À l’approche des élections présidentielles, il met en garde contre les risques que représentent les extrêmes, qui pourraient « considérablement affaiblir les candidats de la raison ». Pour lui, la France doit se réveiller avant que le cirque ne devienne inévitable.







