Après une longue période de silence en raison des tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie, les expulsions d’Algériens visés par une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) sont de nouveau en cours. Selon l'association La Cimade, qui a reçu ces informations, trois Algériens ont déjà été expulsés de centres de rétention administrative.
Le 25 mars, deux ressortissants algériens ont été expulsés depuis le CRA de Rennes. L'un d'eux, arrivé en France en 2024, a été placé en rétention suite à un contrôle administratif. L’autre, qui résidait en France depuis quarante ans, était marié à une Française et avait des enfants. Par ailleurs, un Algérien dans un centre de rétention à Toulouse a reçu un laissez-passer consulaire émis par les autorités algériennes.
Un « déblocage progressif » en cours
Bien que le ministère de l’Intérieur n’ait pas encore confirmé officiellement ces expulsions, plusieurs sources administratives parlent d’un « débloquement progressif » des dossiers, comme le rapporte Radio des sans voix. Ce revirement intervient après une période de fortes tensions entre la France et l’Algérie, notamment depuis que la France a reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, un sujet délicat et contesté sur le plan international.
Cette évolution soulève des interrogations parmi les experts en immigration. Selon Jean-Pierre Dubois, chercheur en politiques migratoires, « c'est une réponse à la nécessité de redressage diplomatique, mais cela risque d'aggraver encore plus les relations franco-algériennes ».







