Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a annoncé vendredi une mesure d’austérité visant à réduire le déficit public à 5 % du PIB d'ici 2026. Actuellement, le déficit est prévu à 5,1 % pour 2025. Lors d'une réunion à Bercy, Amiel a souligné que toute nouvelle dépense publique qui pourrait surgir à cause de la crise énergétique devrait être compensée par des économies ailleurs. Il a déclaré : « Un euro de plus dépensé entraînera un euro annulé ailleurs », insistant sur la nécessité de respecter les objectifs financiers pour 2026 et préparer le budget de 2027.
Lors de cette réunion, le Premier ministre Sébastien Lecornu a insisté sur l'importance d'une « maîtrise des finances publiques », soulignant qu'il ne faut pas revenir aux dépenses excessives du passé. Malgré les crises en cours, notamment au Moyen-Orient et en Ukraine, le gouvernement prévoit un déficit inférieur à 5 % cette année, comme l'a indiqué l'Insee, qui a révélé que le déficit public de 2025 serait inférieur aux estimations, grâce à de meilleures recettes fiscales.
Concernant les répercussions de la flambée des prix du pétrole, Lecornu a annoncé que des mesures d'aide ciblées seraient présentées, bien qu'aucune aide généralisée ne soit envisagée, en raison des contraintes budgétaires. Amiel a déclaré que les aides devaient être « ciblées, précises et adaptées », afin d'éviter d'induire les citoyens en erreur sur des dépenses irréalistes.
Ces ajustements budgétaires s'inscrivent dans un contexte où la gestion de la dette publique est critique. Des experts économiques insistent sur la nécessité d'une discipline budgétaire pour assurer la durabilité des finances publiques. Thierry Breton, ancien commissaire européen, a par ailleurs évoqué la nécessité de fixer une « règle d’or » limitant le déficit public à 1 % du PIB pour 2032.
Les prochaines étapes de cette stratégie seront suivies de près, alors que le gouvernement navigue à travers des défis économiques complexes et des incertitudes géopolitiques.







