Ce vendredi, l'Iran a exhorté les civils du Moyen-Orient à se tenir éloignés des forces américaines, faisant grimper les tensions dans une période marquée par un conflit qui perturbe l'économie mondiale. Cette déclaration survient alors que les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, réitèrent leurs menaces contre Israël et Washington.
Cet avertissement contraste avec les récentes affirmations de Donald Trump, qui affirmait que les négociations étaient sur la bonne voie. Selon les Gardiens, les "forces américano-israéliennes" tentent d'exploiter des civils comme boucliers humains. Ils ont assuré que les civils devaient quitter d'urgence les zones où sont stationnées les troupes américaines pour éviter toute perte.
De plus, ces derniers ont contraint trois navires à faire demi-tour dans le détroit d'Ormuz, une voie commerciale essentielle pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures, signalant que tout navire à destination de ports rivaux serait désormais un objectif.
L'armée iranienne a même averti que les hôtels accueillant des militaires américains seraient considérés comme cibles, un message fort transmis par le porte-parole des forces armées, Abolfazl Shekarchi.
Parallèlement, des attaques ont été rapportées en Israël ainsi que sur des bases américaines dans des pays tels que le Qatar et les Émirats arabes unis. Au Koweït, des drones ont causé des dommages matériels dans deux ports, selon les rapports des autorités locales.
Les tensions se trouvent exacerbées par la guerre qui touche la région depuis plus d’un mois. La conjoncture actuelle influence fortement la politique internationale, notamment lors d'une réunion récente du G7 à Paris, où le ministre allemand de la Défense a critiqué l'absence d'une stratégie américano-israélienne claire.
Le Soufan Center, un institut basé à New York, met en garde contre un risque d’escalade des tensions. L'analyse de cette situation complexe révèle que les frappes américaines et israéliennes contre des hauts responsables iraniens, au lieu de paralyser le régime, renforcent les factions ultras conservatrices.
Israël, sous la direction de Benjamin Netanyahu, ne montre aucun signe de désescalade, continuant ses bombardements sur des cibles clés en Iran, notamment des sites de production d'armement.
La société iranienne ressent les effets dévastateurs de ce conflit prolongé. Golnar, une trentenaire, déclare que son revenu a été considérablement affecté par les frappes, ne lui permettant plus que de subvenir à des besoins basiques. D’autres, comme Kaveh, un artiste, expriment des craintes quant à un futur incertain si un accord est conclu entre les gouvernements américains et iraniens.
Signe des dégâts infligés, plus de 120 musées et bâtiments historiques en Iran ont été sévèrement endommagés selon des responsables locaux. En parallèle, des violences se sont intensifiées au Liban, un pays déjà au bord du gouffre, où les explosions résonnent comme un écho désolant des tensions croissantes.
Alors que le débat sur la stratégie militaire se poursuit en Israël, la Maison Blanche envisage d'envoyer des troupes supplémentaires au Moyen-Orient, selon plusieurs sources médiatiques.







