À l'approche du premier tour des élections municipales, le sujet du budget de la ville de Paris suscite de vives réactions. Alors que la dette atteint actuellement 9,4 milliards d’euros, Emmanuel Grégoire, candidat socialiste à la mairie, affirme qu’il n’y a « pas de problème de dette » dans la capitale. « Il n’y a pas besoin de résorber la dette de Paris. Paris n’a pas de problème de dette », a-t-il déclaré sur Franceinfo.
Pour Gérégoire, il est essentiel de continuer à investir dans la ville, qualifiant la dette de « raisonnable et maîtrisée ». « La ville de Paris n'a jamais été en déficit », a-t-il ajouté, net de toute inquiétude quant à la croissance de la dette sous l'administration actuelle d'Anne Hidalgo. Selon son analyse, les critiques relatives à la gestion budgétaire visent ceux qui souhaitent « utiliser les politiques publiques pour soutenir les plus vulnérables ».
Une hausse de 133 % de la dette en 12 ans
Malgré ses assurances, la réalité financière demeure préoccupante. En effet, durant les deux mandats d’Anne Hidalgo, la dette de la capitale a considérablement augmenté, passant de 4,18 milliards d’euros en 2014 à 9,7 milliards d’euros prévue pour 2026, soit une hausse de 133 % sur 12 ans. Cette information, fournie par la Ville, est cependant contestée par l’opposition, menée par Rachida Dati, qui évoque un montant de « 12 milliards » selon un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France datant de juillet dernier.
« Il faut juste veiller à ce que ce soit fait avec responsabilité, comme chaque ménage peut le faire lorsqu’il contracte des emprunts. J’y veillerai de façon extrêmement rigoureuse », a ajouté le député PS de Paris, tentant de rassurer les électeurs sur la gestion de la ville.







