Lors d'une réunion organisée à Bercy jeudi, les distributeurs de carburants ont affiché des positions différenciées concernant les tarifs à la pompe. Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians, a indiqué qu'« aucune décision n'a été prise sur un encadrement des prix » à l'issue des discussions, rapportant ainsi une instabilité persistante.
La rencontre, motivée par une baisse du prix du baril observée au début de la semaine, a également été marquée par une nouvelle remontée des coûts, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Pousse a précisé à l'Agence France-Presse : « On a évoqué différentes possibilités, mais aucune action concrète n’a émergé pour encadrer les prix ». Néanmoins, certains distributeurs se sont engagés à faire baisser les tarifs, au bénéfice des consommateurs.
Le gouvernement, à la suite de la réunion, a annoncé que des mesures telles que des plafonnements des prix ou des réductions allant de 10 à 30 centimes par litre pourraient être mises en place. TotalEnergies a confirmé le maintien de son prix plafonné à 1,99 euro le litre pour l'essence, tandis que d'autres grands distributeurs, comme E.Leclerc, ont promis des baisses significatives dans les jours à venir.
Un impact « aussi limité que possible » sur les Français
En introduction de la réunion, le ministre de l'économie, Roland Lescure, a exprimé le souhait de minimiser l'impact de ces fluctuations sur le pouvoir d'achat des Français. Accompagné de ses homologues, il n'a toutefois pas donné d'éléments concrets à la fin de la réunion. Au même moment, les cours du pétrole reprenaient leur ascension, franchissant à nouveau le seuil symbolique des 100 dollars le baril, impactés par la situation régionale.
Le gouvernement a précisé qu'une attention particulière serait portée sur l'évolution des prix, afin qu'ils reflètent correctement les coûts du marché. La DGCCRF assurera un contrôle accru pour prévenir toute dérive sur les prix à la pompe.
En moyenne, au cours de la journée, le prix du SP95-E10 s'élevait à 1,871 euro/litre et celui du diesel à 2,032 euros/litre, selon des données compilées par l'AFP. La volatilité persistante des tarifs de carburants souligne la nécessité d'un dialogue continu pour trouver des solutions durables.







