Ce mercredi, les prix du pétrole ont connu une nette montée, le marché anticipant un blocage prolongé du détroit d'Ormuz, une appréhension renforcée par des révélations du Wall Street Journal. À 15H35 (heure de Paris), le prix du baril de Brent a progressé de 5,16% pour atteindre 117 dollars, un niveau record depuis l'établissement d'un fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran.
Le baril de West Texas Intermediate, son homologue américain, s'est également apprécié de 4,85% pour atteindre 104,78 dollars. Depuis le début des hostilités le 28 février, provoquées par une offensive conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, ce contrat affiche une augmentation cumulée de 49%.
Cette montée des prix peut être attribuée aux informations concernant un possible durcissement de l'embargo américain sur les exportations pétrolières iraniennes, accentuant les craintes de perturbations durables dans un point de passage essentiel pour le commerce mondial.
Un blocus en ligne de mire
D'après le Wall Street Journal, l'administration américaine pourrait intensifier les restrictions sur l'économie iranienne, en favorisant un embargo maritime plus strict sur ses exportations pétrolières. Cette stratégie vise à exacerber les tensions sur les marchés mondiaux, et le président américain Donald Trump a réagi en déclarant sur Truth Social que l'Iran "ferait mieux de réagir rapidement", critiquant la gestion par les dirigeants de Téhéran.
Dans ce contexte fluctuant, les pourparlers en cours pour une résolution du conflit semblent stagner, ce qui maintient une pression haussière persistante sur les prix de l'énergie.
Récemment, la décision inattendue des Émirats Arabes Unis de quitter l'OPEP n'a pas encore eu d'impact important sur les marchés pétroliers. Officiellement, cette décision s'aligne davantage avec leur vision économique à long terme.







