La France connaît actuellement un climat inédit pour mars, avec des températures ressortant 3,6 °C au-dessus des normales saisonnières. Effectivement, le pays a enregistré des valeurs dignes d'un début de printemps, jamais vues auparavant.
Entre le 1er et le 10 mars, la température moyenne s'est élevée à 11,48 °C, selon l' indicateur thermique national. Cette statistique, communiquée par l'association Infoclimat, reflète les données de trente stations météorologiques à travers la métropole.
Une tendance préoccupante
Cela représente un écart de 3,6 °C par rapport aux valeurs attendues, issues des moyennes de la période 1991-2020. En se basant sur des données plus anciennes (1981-2010), l'écart est de 4,1 °C. Ce phénomène s'inscrit dans une dynamique de réchauffement qui semble s'intensifier, à mesurer avec l'actualité climatique mondiale.
Les répercussions des accords de Paris de 2015, visant à limiter le réchauffement à +1,5 °C par rapport à la seconde moitié du XIXe siècle, semblent de moins en moins réalisables en raison de telles anomalies climatiques.
Perspectives de refroidissement
A Paris, le réchauffement est tout aussi palpable : les températures maximales depuis le début du mois dépassent de 4,5 °C les moyennes saisonnières, selon les relevés de la station de Météo France à Montsouris. Comme l'explique le météorologue François Jobard, « la moyenne des températures maximales a atteint presque 18°C à Paris entre le 25 février et le 10 mars, un événement sans précédent depuis plus de 150 ans d'observation ».
Toutefois, un changement se profile à l'horizon avec un afflux d'air frais qui devrait entraîner une baisse significative des températures. D'ici la fin de la semaine, le thermomètre pourrait chuter d'une dizaine de degrés, ramenant les valeurs sous les normales saisonnières après cette parenthèse printanière inédite.







