Le Parti national indépendant (RSP), dirigé par Balendra Shah, a obtenu la majorité absolue des sièges à la Chambre des représentants du Népal, selon les résultats annoncés par la commission électorale jeudi soir après les élections législatives du 5 mars.
À seulement 35 ans, Shah, connu sous le nom de « Balen » et récemment élu maire de Katmandou, a su captiver les électeurs, remportant 182 des 265 sièges. Il a notamment battu l'ancien chef de gouvernement KP Sharma Oli, symbole d'un ancien régime désormais largement rejeté par les jeunes électeurs.
L'élection a marqué un tournant significatif : le parti du Congrès népalais n'a obtenu que 38 sièges, tandis que le Parti communiste d'Oli en a rassemblé 25. Les résultats prédisent une transformation politique significative alors que la jeunesse népalaise aspire à des changements concrets, comme l'a souligné un analyste de la politique locale.
La procédure suivante consiste à valider les noms fournis par les partis pour les 110 sièges supplémentaires attribués par la proportionnelle, un processus qui doit se conclure d'ici au 19 mars. Ensuite, Balendra Shah attendra la confirmation de sa nomination en tant que Premier ministre.
« Lorsque la commission électorale soumettra les résultats au président, celui-ci demandera au RSP le nom de leur candidat au poste de Premier ministre », a expliqué le juriste Bipin Adhikari à l'AFP. Ce n'est qu'après cette étape formelle que Shah entrera en fonction.
En 2022, Shah a captivé l'ascension politique grâce à sa campagne de maire, largement relayée sur les réseaux sociaux, défiant les structures établies du pouvoir. Avec son ascension fulgurante, il devient l'incarnation d'une nouvelle génération politique se rebellant contre la corruption endémique et le chômage, comme l'indiquent plusieurs publications nationales.
L'insurrection des jeunes en septembre dernier, déclenchée par des problèmes liés aux réseaux sociaux, a été un tournant décisif, dénonçant les élites politiques. Les émeutes qui ont suivi ont causé de nombreux décès, solidifiant davantage le rejet de la vieille garde et propulsant Shah dans l'arène politique.
Avec son triomphe à Jhapa, un bastion clé, Shah a ouvert la voie à des attentes puissantes au sein d'une population avide de changements radicaux. Sa victoire est perçue non seulement comme un élan vers l'espoir, mais aussi comme la promesse d'une véritable transformation politique au Népal.







