À l'approche des élections municipales, prévues les 15 et 22 mars, les révélations fusent. Selon le Canard Enchaîné, l'administration d'Anne Hidalgo aurait mis en circulation des audits réalisés par le service d'inspection générale de la capitale. Des dossiers jugés "sensibles" seraient minutieusement sélectionnés pour éviter les controverses.
« Avant une élection, c’est une stratégie habile pour camoufler les défauts et les erreurs de la Ville », s’insurge un ancien inspecteur cité par nos confrères du Canard Enchaîné. Le journal souligne que, bien que la publication des rapports d’audit ait été encouragée par Anne Hidalgo et son adjoint, Emmanuel Grégoire, dès le début de leur mandat, la situation a considérablement changé ces dernières années.
Une pratique en péril
Depuis l’accession d’Anne Hidalgo à la mairie en 2014, la divulgation d’audits a connu un ralentissement notable. Ainsi, aucun rapport n’a été publié entre 2025 et 2026. La capitale a pourtant été le théâtre de nombreux scandales, tels que ceux impliquant les Ehpad Orpéa et encore plus récemment, les cas de violences sexuelles dans les écoles parisiennes.
La mairie justifie cette opacité par la nécessité de protéger la confidentialité des informations contenues dans chaque rapport. En effet, entre 2014 et 2020, Anne Hidalgo a fait publier en moyenne 17 rapports par an, un chiffre tombé à 9 depuis sa réélection.
Ces révélations soulèvent alors des interrogations sur le degré de transparence de l’administration parisienne. Pour les experts, cette tendance pourrait affecter la confiance des citoyens envers les dirigeants. « Un manque de transparence peut engendrer un sentiment de méfiance ou même d’incompréhension vis-à-vis des décisions prises », pointe un analyste politique en observant la situation.







