À l'approche du premier tour des municipales, prévu le 15 mars, le parti Horizons d'Edouard Philippe s'apprête à affronter des défis majeurs dans plusieurs villes stratégiques. Ces élections locales pourraient avoir des répercussions notables sur les ambitions présidentielles de l'ancien Premier ministre pour 2027.
Le Havre apparaît comme un terrain crucial pour Philippe, qui défend son mandat de maire. En effet, lors d'un meeting, il a admis que sa défaite aurait des conséquences lourdes sur sa crédibilité et ses chances d'influencer les électeurs français, se disant "pas en bonne position pour convaincre les Français" si les résultats venaient à lui être défavorables.
En ce sens, Le Havre pourrait être un véritable test de ses capacités. Un récent sondage indique que Philippe pourrait être en mauvaise posture face à son concurrent communiste. Pourtant, un ministre optimiste a déclaré que "le sondage va le sauver", pensant que cela pourrait inciter ses électeurs à se mobiliser. De son côté, son entourage souligne que son engagement dans cette élection renforce sa stature de leader. "Édouard aurait pu se retirer, mais c'est le seul présidentiable à se présenter", notent-ils, avec l'espoir que la lutte pour la victoire soit une source de motivation supplémentaire.
Des préoccupations pour Nice et Paris
Nice constitue également un point de tension pour Horizons. "Perdre Nice ne serait pas une bonne nouvelle pour le parti", a confié un membre du parti, soulignant que Christian Estrosi, président de l’assemblée des maires Horizons, fait face à une élection difficile contre Eric Ciotti. Une défaite ici ternirait l'image d'un parti qui se veut celui des maires, avec 600 communes à son actif.
Du côté de Paris, la situation s’annonce délicate. "Un caillou dans notre chaussure", a désigné un cadre du parti. Le candidat Horizons, Pierre-Yves Bournazel, refuse toute alliance avec Rachida Dati au second tour, ce qui complique les affaires pour Philippe qui espère incarner l'unité de la droite et du centre en 2027. Ne pas faire perdre Dati pourrait lui être préjudiciable, car il cherche à ne pas froisser les membres de son ancien parti, Les Républicains.
Certains élus du parti espèrent même que Bournazel ne franchira pas la barre des 10%, afin d'éviter de devoir se poser des questions sur sa candidature au second tour. "Horizons n'a qu'un objectif", rappelle un dirigeant sans détour, "c'est Edouard Philippe 2027".







