Le 28 février 2026, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a lancé un appel significatif aux partis de gauche pour qu'ils se désolidarisent de La France insoumise (LFI) lors d'un meeting à Perpignan. Ce rassemblement a eu lieu en pleine préparation des prochaines élections municipales.
Au même moment, Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, est prévu de prendre la parole dans la même ville, qui devient ainsi le théâtre de tensions politiques croissantes. Bardella a profité de cette occasion pour critiquer l'approche de Mélenchon, notamment en ce qui concerne des récentes polémique entourant la Jeune garde.
Il a notamment évoqué le meurtre d'un militant d'extrême droite, Quentin Deranque, dont plusieurs membres de la Jeune garde font actuellement l'objet d'une enquête. "Monsieur Mélenchon, vous n'êtes pas la République; vous en êtes la honte", a-t-il déclaré. Ces mots résonnent particulièrement dans un contexte politique où le RN cherche à se rassembler avant les élections de 2027, espérant consolider sa position en tant que force politique respectable.
"J’appelle la gauche dite modérée, si elle existe encore, à rompre définitivement avec LFI. Accepter une alliance avec eux serait minérait la leur crédibilité", a insisté Bardella. Ce avis est partagé par plusieurs analystes politiques, soulignant que le Parti socialiste, tout en gardant ses options ouvertes, prend de plus en plus de distances avec LFI suite à ses accrochages continus.
Ainsi, la demande de Bardella ne vient pas de nulle part. Selon un article de Le Monde, cette stratégie pourrait également viser à séduire des électeurs modérés en vue de l'échéance électorale.
« La violence n’a pas sa place dans la République »
Dans son discours, avec un ton plus solennel, Bardella a condamné ce qu'il appelle le climat de violence relié à Mélenchon et ses alliés. Puis, cherchant à établir un contraste, il a réaffirmé que pour le Rassemblement national, la violence n’a jamais été une option. "La violence n’a pas sa place dans la République. Avec nous, elle ne l’aura jamais", a-t-il promis lors de ce meeting, qui a été perturbé par une coupure d’électricité inattendue.
Une riposte antifasciste
Anticipant la réaction de LFI, prévue pour le lendemain avec un meeting de soutien au candidat Mickaël Idrac, cette rencontre est présentée comme une "riposte antifasciste" après une mobilisation réussie à Lyon, où 2000 personnes se sont rassemblées. Cette dynamique montre que les tensions entre le RN et LFI continuent de croître, à un moment où chacun tente de capitaliser sur l'actualité politique pour renforcer sa base morale et politique.
Alors que le RN rêve de conquérir davantage de territoires, les prochaines semaines sont cruciales, marquées par des meetings et autres événements qui pourraient redéfinir le paysage politique français avant les municipales prochaines. Au final, les choix de l'électorat, tant à gauche qu'à droite, seront déterminés par des événements tels que ceux de Perpignan.







