La réintégration de l'ex-députée marseillaise Sabrina Roubache, proche du couple présidentiel, marque un tournant dans sa carrière. Désormais ministre déléguée en charge de l’Enseignement, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, elle a précédemment occupé un poste de secrétaire d’État pour la Ville et la Citoyenneté entre juillet 2023 et septembre 2024. Elle fut députée de la première circonscription des Bouches-du-Rhône avant de quitter l’Assemblée nationale après la dissolution de 2024.
Roubache a débuté sa carrière politique en tant que porte-parole des députés macronistes Renaissance, se déclarant plus à l’aise sur le terrain qu’à Paris. Malgré un résultat décevant lors des élections de 2024, elle est restée engagée, appelant à voter contre le RN lors de sa campagne.
Des quartiers populaires à la sphère politique
Bien intégrée dans les milieux économiques locaux, cette "fille de la vraie vie" dit avoir appris à mieux comprendre sa ville grâce à des projets comme la série Marseille sur Netflix, dans laquelle elle a été co-productrice. "Ces expériences m’ont permis d’appréhender le paysage politique marseillais et les transformations sociologiques qui s’y opèrent", confie-t-elle à des médias comme l’AFP.
Née le 13 octobre 1976 dans la cité Félix-Pyat, l'un des quartiers les plus défavorisés d'Europe, d'une mère originaire d'Provence et d'un père algérien, Roubache indique que sa vie a été empreinte de culture et de diversité. "Je n’ai manqué de rien dans un milieu multiculturel", souligne-t-elle, tout en se détachant de l’étiquette de "fille des cités" qui lui déplaît.
Son parcours dans la production l’a menée à travailler aux côtés de figures emblématiques du rap français comme Akhenaton, sur l’album légendaire d’IAM, L’école du micro d’argent. "Mon succès est le fruit d'un long cheminement, plus ardu que si j’étais née dans un autre milieu", affirme-elle. Polyglotte, elle parle couramment l'arabe, l'anglais, un peu de coréen et aussi... provençal.
Sa relation avec Brigitte Macron, débutée en 2016, l’a finalement poussée à se lancer en politique comme élue régionale en 2021, sur la liste du président ex-LR de la région Paca, Renaud Muselier.







