Jérôme Guedj s'attaque à LFI après la mort de Quentin Deranque

La mort de Quentin Deranque relance le débat sur la responsabilité politique et les alliances.
Jérôme Guedj s'attaque à LFI après la mort de Quentin Deranque

Le socialiste Jérôme Guedj, qui s'illustre par sa ligne anti-LFI et se positionne comme le premier socialiste à envisager la présidentielle de 2027, a fait entendre sa voix ce dimanche en dénonçant ce qu'il appelle la «responsabilité morale» de La France insoumise (LFI) suite au meurtre tragique de Quentin Deranque. Il a appelé à rompre toutes les alliances avec ce mouvement, même au niveau municipal.

Lors d'un entretien sur LCI, Guedj a affirmé : «Il y a une responsabilité morale en politique quand on s'acoquine avec un mouvement dont on sait qu'il recourt à la violence». Il a exprimé son inquiétude, arguant que LFI entretient des liens de «connivence» et de «fascination» avec des «mouvements violents», sans toutefois établir de lien direct entre le meurtrier et le parti.

Les Insoumis, déjà sous le feu des critiques, ont vigoureusement contesté ces accusations. Des voix s'élèvent, notamment parmi leurs adversaires, pour établir un lien indirect entre eux et la mort de ce jeune homme ayant des liens avec l'extrême droite. Pour l'heure, sept personnes ont été inculpées pour homicide volontaire et complicité, parmi lesquelles figurent deux assistants du député LFI, Raphaël Arnault, associé au groupe antifasciste dissous, la Jeune Garde.

D'après Guedj, «l'éthique républicaine» devrait obliger Arnault à démissionner. Il a réitéré l'idée qu'il est temps d'en finir avec toute forme d'alliance avec LFI, y compris pour les élections municipales à venir. Guedj, connu pour son franc-parler, a déclaré : «Mieux vaut prendre le risque de perdre une élection que de perdre son âme», ajoutant que Jean-Luc Mélenchon est le «meilleur allié» du président du Rassemblement national, Jordan Bardella.

En conclusion, Jérôme Guedj a qualifié les tentatives de blanchir la violence politique de «gigantesque blanchisserie», soulignant que celle-ci est majoritairement alimentée par des groupuscules d'extrême droite. Cette posture met en lumière des enjeux complexes dans le paysage politique français, alors que les élections de 2027 approchent à grands pas.

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