Dans un contexte de tensions croissantes à l'approche des municipales 2026 à Paris, Rachida Dati, candidate à la mairie et actuelle ministre de la Culture, se retrouve au cœur d'une polémique. Selon un article du Nouvel Obs, elle aurait évoqué une "conspiration gay" cherchant à l'empêcher d'accéder à l'hôtel de ville. En réponse, Dati a fermement démenti ces accusations et annonce son intention de porter plainte pour diffamation contre le média.
Dans un message publié sur X, elle a déclaré : "Les propos que m’attribue Le Nouvel Obs sont mensongers et honteux. Ça va trop loin ! Que ceux qui colportent ces accusations le fassent à visage découvert, car c’est faux."
Le Nouvel Obs a rapporté que la ministre ressentait une pression orchestrée par un "club des homosexuels" qui aurait pour but de l'éliminer de la course pour la mairie. Ses attaques cibleraient particulièrement Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons, et Gabriel Attal, président de Renaissance, tous deux publiquement homosexuels.
Ses adversaires condamnent des propos homophobes
Rapidement après ces révélations, plusieurs concurrents de Dati ont condamné ses propos. Pierre-Yves Bournazel a exprimé son indignation en déclarant sur X : "Voilà comment vous parleriez de vos concurrents à la mairie de Paris ?" Ian Brossat, membre du Parti communiste français, a aussi réagi, qualifiant les propos de Dati d'"homophobie pure et simple".
Cette polémique a conduit Brossat à écrire au Premier ministre pour demander des conséquences pour Dati, ajoutant que "suggérer qu’un 'club des homosexuels' agirait dans l’ombre pour nuire politiquement aux ambitions de la ministre relève d’un imaginaire complotiste..."
Le climat politique est donc particulièrement tendu à l'approche des élections municipales, avec des enjeux qui dépassent largement le simple cadre politique.







