Le 13 janvier 2026, Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement National, sera de nouveau face à la justice. Cette fois, c'est devant la cour d'appel de Paris qu'elle devra défendre son cas dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du Front National. Entre 2004 et 2016, elle aurait participé, avec d'autres membres du parti, à une détournement de fonds européens, une accusation qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur son avenir politique.
Récemment, le tribunal correctionnel de Paris lui a infligé une peine de quatre ans de prison, tout en l'exonérant de l'incarcération, compte tenu de sa situation actuelle. Le verdict de ce procès pourrait s'avérer déterminant à moins de quinze mois des prochaines élections présidentielles, ce qui soulève des questions critiques sur l'impact de ces enjeux judiciaires sur la campagne du Rassemblement National. Delphine de Vigan, politologue, souligne : « Les affaires judiciaires peuvent déstabiliser les ambitions politiques. Pour Marine, chaque décision compte. »
Tout porte à croire que cette situation pourrait exacerber les tensions existantes, surtout au sein de l'électorat qui pourrait percevoir ces accusations comme une opportunité de remise en question des principes de son parti. En parallèle, d'après les analyses du quotidien Le Monde, le programme de Le Pen, axé sur la souveraineté nationale et la lutte contre l'immigration, pourrait être mis à mal, remixant la dynamique électorale en faveur d'autres candidats.
À l'approche de cette date clé, la question demeure : ses adversaires politiques tireront-ils parti de sa situation judiciaire ? Et, pour Le Pen, la promesse d'une renaissance politique est-elle encore à portée ?







