Les événements récents au Venezuela, où les forces américaines ont annoncé la capture de Nicolas Maduro, président en place, ont suscité de vives réactions au sein de la gauche française. Des figures emblématiques de partis politiques tels que La France Insoumise et le Parti socialiste ont qualifié cette intervention d'« enlèvement » et appelés à une condamnation claire de la part des autorités françaises.
Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, a exprimé sur le réseau social X son indignation face à cette opération, affirmant que les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, portent atteinte à la souveraineté du Venezuela. Selon lui, cette action s'inscrit dans une série d'interventions militaires internationales qui compromettent la paix mondiale. « Les USA s’emparent du pétrole du Venezuela, violant ainsi les principes fondamentaux de la souveraineté nationale », a-t-il déclaré.
De son côté, Donald Trump a justifié cette action en accusant Maduro de diriger un réseau de narcotrafic. Cependant, Maduro réfute ces accusations, soulignant que cette intervention aurait plutôt pour motif de s'emparer des immenses ressources pétrolières du pays, qui détient les plus grandes réserves au monde.
L'Olivier Faure, secrétaire national du Parti socialiste, a partagé un message similaire sur X, affirmant que, peu importe les opinions sur Maduro, une telle action militaire doit être condamnée. « La force ne saurait remplacer le droit », a-t-il insisté, ajoutant que ce type d'intervention renforce la légitimité des autocrates à travers le monde.
Manuel Bompard, coordonnateur de La France Insoumise, a quant à lui critiqué le retour apparent des États-Unis aux coups d'État et aux interventions militaires. Il a interpellé le gouvernement français en se demandant où étaient les voix habituellement engagées pour la liberté et la démocratie. Dans un communiqué, LFI a appelé le gouvernement à condamner sans équivoque cette agression et à défendre la souveraineté du Venezuela.
Marine Tondelier, leader des Écologistes, a pour sa part dénoncé les bombardements nocturnes au Venezuela, qualifiant ces actions d'agression manifeste contre un État souverain et insistant sur la nécessité d'une condamnation ferme par la France.
La situation au Venezuela pose une question pressante sur l'éthique des interventions militaires et leurs conséquences sur l'ordre international. Des experts, comme Pascal Boniface, directeur de l'IRIS, soulignent que de telles actions pourraient déclencher une escalade des tensions et nuire à la stabilité mondiale.







