À partir du 1er février 2026, le gouvernement français met en œuvre une réduction significative des tarifs de l'électricité, entraînant une économie annuelle pouvant atteindre 12 euros pour les ménages. Cette mesure découle de la diminution de la contribution tarifaire d'acheminement, comme l'a annoncé le ministre de l’Industrie, Roland Lescure, lors d'une interview au Parisien.
Ce changement tarifaire prévu pour le 1er février est censé alléger la facture d'électricité d'un abonné moyen de 5% par an. Selon les estimations, un ménage typique verra donc une économie comprise entre 10 et 12 euros. Même pour les professions comme les boulangers, la réduction pourrait représenter jusqu'à 200 euros par an, offrant un soutien précieux dans un contexte économique incertain.
Bien que Roland Lescure ait insisté sur le fait que cette baisse n'est pas « une révolution », il a assuré qu’elle constitue un pas réel vers des prix d'électricité plus raisonnables. Par ailleurs, le Premier ministre Sébastien Lecornu a, de son côté, évoqué sur les réseaux sociaux un projet plus vaste visant à électrifier les usages pour renforcer l’indépendance énergétique de la France.
Une initiative sans impact sur les finances publiques
À Bercy, on précise que cette réduction de la contribution tarifaire, qui s'élève à 540 millions d'euros par an, n’aura « aucun impact » sur les finances publiques nationales. En effet, cette contribution sert principalement à financer les retraites des employés des secteurs électriques et gaziers et reste excédentaire.
Les experts du secteur, comme ceux du Comité national des industries électriques et gazières, saluent cette initiative, laquelle fait suite à une consultation avec le Conseil supérieur de l'énergie et la Commission de régulation de l'énergie. Les membres de ces organismes voient d'un bon œil cette réduction de la contribution tarifaire d'approvisionnement qui devrait permettre d'alléger les charges des consommateurs.
Il est à noter que cette annonce arrive à un moment où la France se réorganise en profondeur en matière de marché de l'électricité, tout en anticipant une stabilité des tarifs pour les années 2026 et 2027. Roland Lescure mentionne l'instauration d'un nouveau système de versement nucléaire unique (VNU), qui, paradoxalement, ne devrait pas affecter les prix, contrairement au précédent VNU qui avait rencontré des difficultés face à la flambée des prix d'énergie l'an dernier.
Les perspectives pour le marché de l'énergie restent donc sous haute surveillance, rendant cette période cruciale pour le gouvernement, qui se prépare à dévoiler sa feuille de route énergétique dans les semaines à venir. Pour l’instant, les consommateurs peuvent espérer une baisse des charges électriques, un petit répit dans un contexte économique tendu.







